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Intelligence artificielle : comment font les meilleurs ?

  • Le développement de l’intelligence artificielle va plus vite que prévu. Certaines sociétés ont pris le train en marche dès le début, d’autres pas. Quels sont les secrets de celles qui semblent avoir tout compris, ou presque ? 

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Intelligence artificielle : comment font les meilleurs ?

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mer 18/09/2019 - 12:39

Comprendre et embrasser l’intelligence artificielle (IA) semble aujourd’hui essentiel pour quiconque veut rester compétitif. Où en sont les entreprises à succès en termes d’investissements et de déploiement de ces technologies ? C’est ce que tente d'expliquer la dernière étude du cabinet KPMG. Une étude basée sur les interviews des dirigeants de 30 des plus grandes entreprises du monde, couplées à une analyse d’offres d’emploi et d’articles de presse. 

Conclusion ? Le décalage est énorme entre, d’un côté, celles qui ont déjà intégré l’IA dans leur quotidien et celles qui, de l’autre, commencent seulement à l’apprivoiser. Et pour cause, les premières y consacrent en moyenne 75 millions de dollars, 375 personnes (scientifiques, ingénieurs, analystes, etc.) travaillant à temps plein sur la question. Dix fois plus que pour les secondes. 

8 pistes de travail 

Alors bien sûr, toutes les entreprises n’ont pas de tels moyens à investir dans le déploiement de l’intelligence artificielle. Il n’empêche, des enseignements peuvent être tirés de ces expériences. KPMG a observé 8 grandes tendances : 

# 1 Passage rapide de l’expérience à la technologie appliquée : il y a 3 ans, de nombreuses grandes entreprises commençaient seulement à expérimenter la mise en application de l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, les projets pilotes ont a mise en œuvre

# 2 Convergence entre l’automatisation, l’IA, l’analytique et les plateformes de développement low-code : ces différentes technologies ont été développées simultanément, les entreprises ayant constaté qu’elles sont plus efficaces si elles sont combinées. 

# 3 La demande des entreprises croît : les entreprises interrogées affirment que les ressources allouées à l’intelligence artificielle devraient croître de 50 à 100% dans les 3 ans. 

# 4 De nouvelles capacités organisationnelles sont cruciales : la technologie ne suffit pas, l’organisation et la culture doivent aussi changer grâce à une bonne gouvernance. 

# 5 La gouvernance interne devient clé : des procédures sont nécessaires pour gérer les risques, mesurer la performance, former les équipes, ou encore revoir les rôles et les responsabilités de chacun.  

# 6 Le besoin de gérer l’IA : d’après KPMG, à peine un quart des entreprises veille à renforcer la confiance et la transparence autour de l’intelligence artificielle, alors que le succès d’un programme d’IA peut dépendre de la capacité à contrôler son évolution. 

# 7 Montée de l’IA en tant que service : ponctuellement, un programme d’IA peut être externalisé. Le cabinet d’études donne l’exemple de l’automatisation des outils d’expérience-client ou de l’interprétation des contrats pour les cabinets d’avocats. 

# 8 L’IA pourrait transformer le paysage concurrentiel : les entreprises qui investissent dans l’intelligence artificielle verraient leur productivité augmenter de 15%. Les dirigeants s’attendent à ce que l’IA rebatte les cartes et fasse émerger de nouveaux gagnants et de nouveaux perdants. 

Penser global 

Dans tous les cas, le cabinet d’études est formel : pour bénéficier de cet avantage compétitif, il est nécessaire de mettre la technologie en place dans l’ensemble de l’entreprise, plutôt que de la cantonner à certains services ou départements.  

« Vous concentrer trop étroitement sur des utilisations spécifiques ou des réductions de coûts peut vous empêcher d’agir de manière globale : l’IA peut être un “game changer” qui peut totalement modifier le paysage concurrentiel, peut-on lire dans le rapport. Les gagnants seront les entreprises qui utiliseront l’intelligence artificielle pour l’ensemble des bénéfices qu’elle peut générer, de la productivité au niveau du back et du middle-office, jusqu’à l’innovation de produit et l’engagement du consommateur. » Parmi les entreprises étudiées cette année par KPMG, 17% seulement auraient atteint ce stade.