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Shak & Kai, des vêtements 100% recyclés, recyclables et belges !

  • Après l’industrie des transports, c’est celle du textile qui est la deuxième plus polluante au monde. Pour réduire cet impact, un jeune entrepreneur belge a créé ce qu’il appelle « l’anti-vêtement », 100% recyclé et recyclable. 

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Shak & Kai, des vêtements 100% recyclés, recyclables et belges !

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mer 20/11/2019 - 11:00

Savez-vous qu’il faut 2.900 litres d’eau et 350 grammes de pesticides et produits chimiques toxiques pour confectionner un seul t-shirt en coton conventionnel ? C’est de ce constat qu’est parti Morgann Dawance pour créer sa start-up : « je suis tombé par hasard sur l’impact de l’industrie fashion, la deuxième plus polluante au monde ».  

Cet ingénieur de gestion est d’abord surpris car déjà engagé à différents niveaux. « Même le t-shirt tout simple en coton que je porte détraque la planète. Je me suis renseigné sur le sujet, et c’est comme ça que ça a germé, jusqu’à créer la marque Shak & Kai ».  

Du plastique recyclé dans les vêtements, du plastique ramassé sur les plages 

Des chutes de coton d’un côté, des bouteilles en plastique recyclées de l’autre. Et pour chaque vêtement vendu, un demi-kilo de plastique ramassé sur les plages grâce à une ONG partenaire. La marque belge crée ainsi un vêtement dans une économie circulaire, écologique et européenne. Le fil vient d’Espagne, la confection se fait au Portugal, les t-shirts sont ensuite amenés en Belgique par camion.  

« Nous avons choisi au plus proche pour offrir un prix correct et concilier autant le transport que les conditions de travail. Nous sommes allés sur place nous assurer que toutes les mains impliquées sont traitées de la meilleure manière possible », explique le cofondateur et CEO. Et l’approche écologique se traduit dans les moindres détails. « Les vêtements arrivent en gros lots dans du plastique biodégradable. On les emballe dans du papier de soie, dans des cartons recyclés ou recyclables. Il y a le moins de déchets possibles, dans toute notre chaîne. » Le détail ultime ? Même l’autocollant et la colle sont biodégradables.   

Un crowdfunding qui dépasse les attentes 

Reste évidemment la demande. En mai dernier, une campagne de crowdfunding est lancée. L’objectif ? Récolter 8.000 euros pour financer la première production. Le résultat ? Près de 25.000 euros récoltés en 2 jours. 500 vêtements ont ainsi été pré-vendus. Depuis, une boutique en ligne a ouvert en octobre pour développer les ventes et la visibilité. Le prix des t-shirts ? 45 euros. Un prix ‘relativement accessible’, pas forcément pour tous, surtout en comparant les prix pratiqués par les grandes marques comme H&M ou Zara.  

« On s’arrête souvent au prix affiché. Mais un t-shirt moins cher n’est pas forcément avantageux. Un vêtement acheté à 6 euros tiendra peut-être quelques mois avant de changer de couleur ou de forme. Les vêtements éco-responsables sont créés pour durer dans le temps. C’est un aspect que les gens ont du mal à accepter. On voit le prix mais il faut aller plus loin, ce n’est pas le même type de produit. Et nous proposons même de recycler nos propres vêtements », conclut Morgann Dawance.