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J'ai rendez-vous dans un incubateur pour étudiants (I)

  • Recevoir un soutien pour monter un projet, alors qu’on est en dernière année ou qu'on vient de décrocher son diplôme, c’est possible. Direction : l'incubateur de l'université.

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J'ai rendez-vous dans un incubateur pour étudiants (I)

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mar 08/01/2019 - 08:00

«J'ai une idée d'entreprise mais a-t-elle une chance de fonctionner ? Si oui, par où dois-je commencer ?» Ces questions, tous les jeunes à l'âme d'entrepreneur se les posent. Pour les aider, des structures ont été mises en place : les incubateurs étudiants. Ici, il faut avoir de 20 à 30 ans ; être inscrit dans une université ou une haute école ; ou être diplômé depuis deux ans max.

Du côté francophone, le premier incubateur de ce type à avoir vu le jour est le VentureLab, lancé à Liège en 2014. «Nous sommes partis d'un constat, raconte sa directrice, Sophie Joris. Selon diverses études, 93% des jeunes rêvent de créer leur boîte, mais 3% seulement passent à l'acte. Interpellant ! Cet écart s'explique par trois éléments : un manque de confiance, un manque d'expérience et un manque de relations. Nous avons voulu y remédier.»

Quatre autres structures ont éclos dans la foulée en Wallonie : l'Yncubator à Louvain-la-Neuve, le Linkube à Namur, la Maison de l'entreprise à Mons et le Start Me Up Challenge à Charleroi. Avec le VentureLab, tous sont reconnus et financés par le gouvernement wallon. Bruxelles s'y est également mise. L'ULB a ouvert son Start.LAB en 2016. Idem pour l'ICHEC en 2017.


Adrien Féry a bénéficié de l’expérience VentureLab

Comment y rentrer ?

Ces incubateurs ont un fonctionnement assez similaire. Tout commence par une sélection. Il faut rentrer une candidature sur Internet, en décrivant son projet, en présentant son équipe, en expliquant son parcours... Ensuite, une rencontre est organisée avec les responsables de la structure. Cela se passe lors de sessions communes. En général, il y en a trois par an : février, juin et octobre.

Lors de l'entretien, l'aspect humain est fondamental. «A ce stade, nous ne cherchons pas tellement à déterminer le potentiel d'un projet, poursuit Sophie Joris. Notre principal critère, c'est la niaque ! Les jeunes doivent faire preuve de volontarisme.»

Une fois cela fait, les portes de l'incubateur s'ouvrent pour une période de deux ans. Les néo-entrepreneurs peuvent alors fréquenter des locaux modernes avec des espaces de co-working et des salles de réunion (accessibles après réservation). Plus important est l'encadrement. D'abord, pour aider les étudiants à cumuler leurs cours et leur projet, des facilités sont octroyées. Plusieurs universités et hautes écoles ont ainsi instauré un statut d'étudiant-entrepreneur sur le même modèle que celui de l'étudiant-sportif. Au menu, allègement des horaires.

Ensuite, des formations sont prodiguées. On les appelle les «Workshops». «Elles portent sur tous les aspects liés à la création d'une entreprise, précise Sophie Neu, responsable de l'Yncubator : conditions de vente, marketing, comptabilité, plan financier, technique de pitch, etc. Elles se donnent par petits groupes ou individuellement, à la carte.» Puis, vient le temps de rencontrer son coach personnalisé. (A suivre)

 

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