Aller au contenu principal

Monique: ils ont construit une webradio façon… start-up !

  • Ils voulaient revivre le frisson qui les avait unis au temps des radios libres dans les années 80. Alors, ils ont lancé une webradio du week-end. L'occasion d'interroger Anne Marchand, l'une des grandes voix des ondes belges.  

2
minutes
de lecture

Monique: ils ont construit une webradio façon… start-up !

2 min. de lecture
mer 05/06/2019 - 11:00

Monique Radio émet du vendredi 16h au dimanche minuit sur son site Internet et son application iPhone. Anne marchand, sa cofondatrice revient sur les motivations et les moyens de cette ambition. 

Vous lancez une webradio ex nihilo. L'audience explose le premier jour. Et le prince charmant de Monique débarque en studio. Comment on explique ça ? 

Oui, je peux vous dire que, techniquement, c'était moins une, mais on l'a fait le 17 mai et la magie a opéré. Sans trop y croire, on avait lancé une invitation au Prince Laurent. Il est venu comme ça, à moto, nous soutenir. On ne pouvait pas rêver parrain mélomane plus glamour. Du coup, comme nous sommes libres, nous avons diffusé sa propre playlist. 

Donc, c'est vraiment ça l'ambition, faire revivre la radio libre, mais avec les outils d'aujourd'hui? 

Reconnaissons que la radio a perdu en créativité. Elle livre des programmes bien léchés, se prend au sérieux et a des comptes à rendre à ses actionnaires, ce qui la prive de cette liberté qui lui a permis d'émerger. C'est ça qui nous fait vibrer. Alors, comme nous avons tous des vies, nous démarrons l’aventure par le week-end. Avec le web et la technologie, c'est plus facile que dans les années 80, mais on a face à nous Spotify et tant d’autres. Je reste toutefois convaincue que c'est là qu'on a une carte à jouer : redonner du sens à la radio. 

Que tous ceux qui ont envie de créer un podcast ou une webradio se réjouissent, en somme ! 

Oui, mais je préviens, cela représente beaucoup de travail, d'investissement, de temps, de brainstorming, de nuits blanches et d'argent. Nous avons la chance d'être soutenus par quelques amis bénévoles. On tient bon, on vise le long terme. 

Mais vous ne gagnez pas d'argent à ce stade, ce qui finalement n'est pas si éloigné d’une start-up qui lance une bonne idée... 

 Voilà, c’est une image qui me plait. On ne veut plus des écrans de publicité chargés. On offre la possibilité aux partenaires de sponsoriser tout un week-end. C'est original et valorisant. Quelque part, c'est une forme de content marketing adapté à la radio. On est en 2019. Les outils ont changé. Nous avons également lancé une boutique pour financer nos activités. On peut aussi faire un don. On pense au crowdfunding. Tout est sur la table. Agilité! 

Pour revenir au jeu des comparaisons avec les start-up, on dit souvent qu'elles ont l'art d'attirer les talents... parfois venus de grandes boîtes. Vous misez là-dessus? 

Clairement, nous sommes un noyau dur et complémentaire. Regardez Philippe Cantamessa, qui a fait revivre la magie de son émission Love, un an après avoir été écarté de l'antenne de Nostalgie, avec sa communauté qui est toujours aussi soudée. On cherche un développeur d'application, on cherche des mains fortes. On a tous des jobs à temps plein. On rêve, on expérimente, on crée. On aimerait émettre le reste de la semaine, mais il faut payer la SABAM. On cherche des locaux. Tout est à faire. Monique doit grandir, on improvise comme des parents. On a fait l’essentiel, on l’a mise au monde. 

 

Retrouvez-nous aussi sur la page Facebook de Génération Le Soir