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  • vol d'identité

Les jeunes générations, victimes faciles des fraudeurs

  • Les 18-35 ans sont souvent accros aux nouvelles technologies. Et pourtant, contrairement aux idées reçues, ils sont plus susceptibles que leurs aînés de se faire avoir par des fraudeurs. Voici pourquoi. 

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Les jeunes générations, victimes faciles des fraudeurs

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mar 19/11/2019 - 12:17

Piratage de données, phishing, arnaques en tout genre... La fraude sur Internet ne cesse de progresser, poussant les autorités et autres institutions bancaires à multiplier les mises en garde. Mais concrètement, qui est le plus à risque de se faire avoir ? Notre chère mamie, trop crédule et peu habituée à surfer sur la toile ? Au contraire. La plupart des victimes aurait en fait moins de 40 ans.  

Des chiffres convergents 

Depuis le début de l’année, plusieurs études sur le sujet ont été rendues publiques. Toutes menant à la même conclusion : les Millennials sont, et de loin, la cible privilégiée des fraudeurs. D’après le dernier rapport de la Commission américaine du commerce (FTC), ces derniers seraient deux fois plus susceptibles que leurs aînés de perdre de l’argent en commerçant en ligne. Soit. Ils y sont aussi beaucoup plus actifs. Mais leur fragilité va plus loin. 

Statistiquement, la génération Y est aussi celle qui succombe le plus aux arnaques des faux banquiers, faux investisseurs, etc. C’est ce que confirme une étude récente de Lloyds Bank, selon laquelle le nombre de victimes de moins de 35 ans a été multiplié par 4 en un an (au Royaume-Uni). Seule consolation pour cette génération accro aux nouvelles technologies, même si cela s’explique surtout par un pouvoir d’achat moins important : les sommes perdues, dans leur cas, sont en moyenne plus faibles que pour les plus de 40 ans.  

Pourquoi une telle vulnérabilité ? 

Justement parce que les jeunes générations passent une grande partie de leur vie sur Internet. Elles y font leurs achats, s’y font recruter, et bien sûr y gèrent leurs finances. Parfois sur de nouvelles plateformes encore peu connues ou peu réglementées, où les risques de fraude sont plus importants. Car il ne suffit pas d’être né ou d’avoir grandi avec une technologie pour être plus à l’abri des risques qu’elle comporte. Au contraire, aisance et compétence riment avec... confiance. 

Autre problème : le partage d’informations personnelles. Habitués, pour la plupart, à poster de nombreux détails ne leur vie privée et professionnelle sur les réseaux sociaux, les Millennials se placent, eux-mêmes, en position de faiblesse. « Si vous indiquez sur Facebook votre lieu et votre date de naissance, je vole 98% de votre identité. C’est tout ce que j’ai besoin de savoir », confiait récemment au Huffpost Frank Abagnale Jr., l’auteur de Scam Me If You Can. Ce consultant pour le FBI, dont la vie a été portée à l’écran par Steven Spielberg en 2002 dans “Catch me if you can”, est bien placé pour le savoir. Pendant des années, il a lui-même fait de la fraude à l’identité sa spécialité. Mais à l’époque évidemment, les arnaques, souvent téléphoniques, étaient moins sophistiquées...