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Le portefeuille n’a pas dit son dernier mot

  • Nous payons de plus en plus par voie électronique quand nous faisons nos achats. Le portefeuille n’a donc pas d’autre choix que de se réinventer s’il veut continuer à séduire les adeptes du « tout-connecté ». 

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Le portefeuille n’a pas dit son dernier mot

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ven 16/08/2019 - 11:00

La fabrication des portefeuilles et autres porte-cartes, comme celle de nombreux autres objets, s'est raréfiée avec la numérisation des moyens de paiement. Pourtant, une résistance s'organise et de nouveaux modèles ingénieux voient le jour. Une véritable #wallettech. 

Wallet : une idée green made in France 

Après un cache-webcam fabriqué dans l'Hexagone, Monkeywi s'attaque au marché du portefeuille. Son Wallet sort ce 23 août. L'objectif premier consistait à protéger les cartes bancaires du piratage (« NFC hacking »), mais l'entreprise européenne a voulu aller plus loin en créant un modèle écologique, fin, souple et surtout déclinable.   

Wallet se revendique indéchirable, étanche et cousu dans un esprit durable. Pour y parvenir, c'est le papier tyvek (un textile non tissé de fibres et recyclable) qui a été choisi. Chaque modèle est une création originale, donnant une identité tantôt sérieuse, tantôt plus décontractée à l'ensemble.  

Prix de vente : 29 euros. Les entreprises disposent de la possibilité de créer un portefeuille correspondant à leur identité visuelle, à partir de 100 exemplaires. 

Secrid : le pari du porte-cartes chic  

Durant la fin des années 90, une agence de design constate un changement dans le contenu des poches, avec l'arrivée des cartes de paiement et la disparition progressive du liquide. Elle crée alors un premier porte-cartes minimaliste, le Secrid Bodycard. Douze ans plus tard naît le Cardprotector. C'est également en 2009 que René van Geer et Marianne van Sasse van Ysselt choisissent de relocaliser l'industrie du cuir, qui avait pratiquement disparu des Pays-Bas. Secrid devient alors leur projet numéro 1 d'entreprise. Un Red Dot Design attire les yeux du monde entier en 2010.  

Aujourd'hui, 100 collaborateurs travaillent dans un entrepôt industriel rénové à La Haye. Âge moyen : 29 ans. Les saisons passent, de nouveaux modèles voient le jour, vendus désormais par 5.000 points de vente. Prix moyen : 50 à 70 euros. L'étui en aluminium protège des piratages de cartes bancaires et de l'usure. Un mécanisme pop-up permet de sélectionner la carte dont on a besoin. Un succès phénoménal qui a donné lieu à de nombreuses (et souvent pâles) copies, notamment chinoises. 

Code Wallet : le coffre-fort de poche avec GPS 

Cela fait 15 ans que l'entreprise normande Ögon Designs tente de « réinventer le portefeuille traditionnel ». Le Code Wallet a été lancé via des plateformes de financement participatif. Résultat : 270.000 euros récoltés.  

Le constat de ses concepteurs français était implacable : aujourd'hui, tout est codé et sécurisé, sauf le portefeuille. Le Code Wallet dispose d'un mécanisme de verrou avec un code à 3 chiffres, à l'image d'un coffre-fort. Outre la protection contre le piratage par NFC, qui devient un classique du genre, une option s'ajoute à la commande. « The TrackR" est une petite puce qui vous évite de perdre votre portefeuille, en indiquant la distance qui vous en sépare (via votre smartphone). 

Le Code Wallet est vendu au prix de 79 €, ou 98 €  avec le traqueur.