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Le microworking, la nouvelle tendance du travail minute

  • Le concept : travailler durant de courtes périodes dans des endroits qui n'étaient pas initialement prévus à cet effet. Dans le métro, dans les gares ou, pourquoi pas, dans la rue... Au risque de voir sa vie professionnelle empiéter un peu plus sur sa vie personnelle. 

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Le microworking, la nouvelle tendance du travail minute

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mer 06/11/2019 - 11:08

Après le télétravail, le coworking ou encore le flex office, la tendance est désormais au microworking. Une nouvelle mode qui permet d’investir n’importe quel lieu pour des petites sessions de travail.  

En attendant son train, son avion, en chemin, le soir à l'hôtel… Les travailleurs sujets à beaucoup de mobilité privilégient de plus en plus le microworking, surtout avec l'expansion de la 4G et, pour les plus chanceux, l’arrivée de la 5G. 

Des précurseurs 

Depuis 2016, en France, la SNCF a mis en place des bureaux partagés dans des dizaines de gares. L’objectif : permettre à ses usagers de travailler pendant qu'ils attendent leur train. Tablettes, prises électriques, USB, connexion wifi… Tout semble prévu pour faciliter le travail. 

Même logique à Londres, où quelques-unes des fameuses cabines téléphoniques rouges ont été modifiées et équipées notamment de scanners et d’imprimantes pour pouvoir accueillir des travailleurs. Ces cabines « Pod Works » sont accessibles par session de 20 minutes payantes ou via un abonnement mensuel. 

Au Japon, ce sont des cabines « mini-bureaux » qui ont été installées dans les couloirs du métro de Tokyo par l’entreprise Fuji Xerox. Munies d’une table, d’un ordinateur et d’une connexion Internet, elles permettent aux usagers du métro de traiter un appel ou un e-mail urgent sur le chemin du travail ou de la maison. Le Japon étant l’un des pays où le présentéisme est le plus fort, ces cabines innovantes visent aussi à encourager le télétravail. Les Japonais peuvent réserver les cabines par tranche de 15 minutes, leur utilisation étant là aussi payante.  

Et chez nous ?  

En Belgique, le temps passé en trajets domicile-travail est un véritable fléau. Selon une étude menée par SD Worx en 2018, les Belges passent en moyenne 1h20 par jour sur la route pour effectuer ces aller-retour.  

La société « Office on wheels » a décidé de lancer un concept de bus-navettes pour surfer sur la tendance du microworking. Des bus équipés du wifi, de prises électriques et, bonheur pour certains, d’une machine à café. Au départ, l’offre visait les particuliers. Mais très vite, une confrontation avec les transports publics a obligé l’entreprise à changer ses plans pour se diriger vers la location de bus aux entreprises.  

Depuis cinq mois, la société cible donc les zones industrielles, transportant des employés d’une ville à l’autre. « Maintenant on fait plus du B2B. On a un contrat avec Colruyt et un autre avec Mediahuis pour l’année prochaine, mais ça prend du temps de s’orienter vers ce nouveau marché et de trouver des possibilités de coopération », explique Geert Hoorens, chef de projet chez « Office on wheels ». 

Si le côté pratique ne nous a pas échappé, une question subsiste : et les moments de répits dans tout ça ? La limite entre vie professionnelle et vie privée risque bien de se brouiller un peu plus...