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Le jobbing, pour arrondir ses fins de mois et rendre service

  • Faire des petits boulots et rendre service à des particuliers, c’est le principe du jobbing. C’est aussi, pour les jobbeurs une opportunité de gagner un peu plus d’argent. 

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Le jobbing, pour arrondir ses fins de mois et rendre service

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mer 03/07/2019 - 11:00

Mettre en relation des particuliers pour des services et des jobs à domicile, c’est la promesse donnée par de nombreuses plateformes de jobbing comme ListMinut, Youpijob ou Joobeez. Venu des Etats-Unis comme de nombreuses pratiques, le jobbing permet à monsieur et madame tout-le-monde de proposer ses services de jardinage, de déménagement, d’aide à domicile, de repassage, de babysitting…  

Jusqu’à 500 euros par mois, totalement défiscalisés 

Faire et demander des petits boulots à des particuliers pour une petite somme, c’est un gain de temps pour ceux qui ne savent pas ou n’ont pas envie de le faire et un petit revenu en plus pour les autres. Même s’il y a aussi des professionnels sur ces plateformes. « Chez nous, on compte 15% de professionnels et 85% de particuliers », précise Jonathan Schokaert, CEO de ListMinut qui compte 11.000 prestataires. « Cela dépend évidemment des catégories mais quand un professionnel fait un service, il sort du système de l’économie collaborative. Il paie des impôts et des cotisations sociales comme les pros ». Les particuliers peuvent eux gagner jusqu’à 500 euros par mois grâce au jobbing, sans payer de précompte ni de cotisations sociales. Des chômeurs aux retraités en passant par les étudiants et ceux qui ont déjà un emploi, tout le monde peut être jobbeur.  

Faire des rencontres d’abord… 

Ces particuliers, que recherchent-ils ? L’argent n’est pas forcément la première motivation. « Même si travailler comme jobbeur est indispensable pour finir le mois, c’est d’abord la rencontre avec des personnes sympathiques », explique Christine, une retraitée de 74 ans. « Je propose principalement du repassage. Je me suis occupé d’enfants mais j’ai arrêté… Ils sont trop fatigants, je n’ai plus la patience », plaisante-t-elle. Le jobbing lui prend-il beaucoup de temps ? « C’est variable. Là je n’ai rien depuis deux semaines mais j’ai parfois une tâche par jour. J’ai aussi mes propres clients en dehors de ListMinut ».  

Pouvoir fixer son prix aussi 

Du côté de Guillaume, étudiant à l’UCL, c’est la fixation de son prix qui l’a intéressé. « Les autres jobs étudiants ‘classiques’, on gagne 8 à 9 euros de l’heure. Ici, je peux fixer le mien à 15 euros », explique le jeune homme de 21 ans qui en profite pour mettre du beurre dans les épinards. « Je fais ça pour gagner un peu d’argent mais c’est surtout chouette, on se rend utile. Je fais du jardinage, j’évacue des encombrants. Je rends service aux gens ». Ce qui lui plait aussi, c’est la flexibilité. « En ce moment, j’ai un autre job étudiant et je mets le jobbing en suspens. Mais j’y reviens quand je veux. A la fin de mes études dans un an, si je pars à l’étranger et que je reviens, je peux refaire du jobbing. Même si je ne le fais pas pendant longtemps, je peux le refaire à n’importe quel moment. C’est pratique ».