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Et si votre boîte proposait le télétravail intégral ?

  • Ne croiser ni son boss ni ses collègues. Avoir ni bureau ni horaires. Impossible ? Pas vraiment, même si la situation reste exceptionnelle. C’est le cas de cette employée d’un groupe hôtelier international.

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Et si votre boîte proposait le télétravail intégral ?

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mar 02/04/2019 - 14:07

Un salarié qui fait du télétravail cinq jours sur cinq. Impossible ? Pas vraiment, même si la situation reste exceptionnelle. C’est le cas de Federica S., une jeune Italienne, installée à Bruxelles depuis 2014, salariée d’un géant de l’hôtellerie. Comme 17 % des travailleurs belges, Federica exerce ses missions de son domicile, mais à une nuance près : elle le fait à temps plein. En Belgique, seul 1,4 % des homeworkers restent plus de deux jours à la maison. Une originalité, propre à sa fonction de Marketing manager au sein du groupe américain, que Federica ne troquerait pour rien au monde (ou presque)…

Tu es littéralement une salariée « sans bureau fixe ». Comment t’es-tu retrouvée dans cette situation singulière ?

Pour faire court, j’ai commencé ma carrière dans un hôtel bruxellois de la chaîne, avant de rapidement évoluer et de rentrer dans mon pays natal, où j’ai pris en charge la gestion de l’ensemble de la région transalpine. En 2014, le groupe me propose de quitter Milan pour m’occuper de la division Europe. Irrécusable… C’est là qu’a surgi l’opportunité de travailler exclusivement de la maison. Le siège européen est à Londres, celui de la Belgique à Anvers, mais mon mari est bruxellois. La fonction impliquait également un certain nombre de voyages professionnels par an. Nous devions donc trouver un compromis avec mon employeur… Le homeworking intégral sonnait comme une excellente solution ! J’évitais les déplacements quotidiens, je restais proche de ma famille et c’était également une façon de compenser le temps « perdu » lors de mes voyages. Du côté de l’entreprise, cela représentait un gain en termes de loyers.

Une opération win-win, mais qui reste exceptionnelle. Comment cela a-t-il été perçu ?

C’est indiscutablement une sorte de « privilège », même si je pense l’avoir mérité et avoir donné suffisamment de preuves de mon engagement. Quoi qu’il en soit, même s’il s’agit d’un aménagement particulier, le télétravail est plutôt ancré dans la culture de l’entreprise. La plupart des employés, basés au Royaume-Uni (ndlr Où se situe l’ensemble du département marketing), a droit à un ou deux jours par semaine. Il existe donc une certaine ouverture pour les modes d’organisation flexibles.


L’équilibre vie privée - vie professionnelle, pas toujours facile en télétravail !

Comment se sont passés tes premiers mois à la maison ?

Je ressentais un grand besoin de contact humain. Le téléphone est devenu mon meilleur ami et j’appelais très souvent mes collègues. Ce qui est drôle, c’est qu’ils avaient (logiquement) tendance à aller droit au but… ce qui n’était pas mon cas, puisqu’on ne s’était pas encore « croisés » de la journée. Je recherchais des moments de communication du genre « machine à café » ! Mon mari a dû aussi subir plus souvent mes histoires professionnelles (rires). Mais la vérité c’est que je me suis rapidement habituée…

Quels sont les avantages du télétravail intégral ?

J’en vois plusieurs : la possibilité de mieux récupérer de mes déplacements professionnels, un gain de temps indéniable, un calme et un confort incroyables, mais surtout une meilleure organisation familiale, surtout avec deux enfants en bas âge. Cette flexibilité offre un équilibre vie privée-professionnelle incomparable, qui rejaillit sur le plan professionnel. Je me sens moins stressée et beaucoup plus productive, même si je travaille certainement plus que si j’étais au bureau.

Mais le télétravail intégral n’a pas que des vertus et ce n’est pas forcément donné à tous les profils. La suite ici...