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50 % fonctionnaire, 50 % entrepreneuse, 100 % “slasheuse”

  • Cumuler plusieurs jobs (très différents) ? La tendance a déjà quelques années mais, aujourd’hui, même des agents de l’État s’y mettent… Une façon de répondre à l’appel de la passion ! C’est le cas de Line Fontenier. Interview.

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50 % fonctionnaire, 50 % entrepreneuse, 100 % “slasheuse”

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mar 16/04/2019 - 10:19

Alerte « parcours atypique » ! Vous voilà prévenus. Line Fontenier illustre parfaitement notre époque : un emploi stable, une vie de famille fourmillante, des activités sociales multiples et… un (voire deux) autre job ! Une véritable slasheuse, du nom du néologisme anglais désignant ces « hyperactifs » qui jonglent avec le temps pour combiner plusieurs activités rémunérées (sans délaisser le reste).

Une vocation qui tourne court

Un diplôme en histoire dans une poche et une spécialisation en sciences politiques et économiques dans l’autre, sans oublier un mémoire sur la physique quantique dans la poche arrière, Line se lance dans l’enseignement. Une vocation… qui tourne court pour X raisons. La jeune Tournaisienne atterrit à l’Administration et intègre le département juridique d’un Service public fédéral (SPF).

Une position plutôt confortable, tant financièrement que sur le plan privé. Fonctionnaire depuis plus de dix ans, Line a pourtant ajouté plusieurs cordes à son arc professionnel. Une deuxième tentative infructueuse dans le monde de l’enseignement, l’apprentissage du russe, mais surtout la création de son entreprise.

Line, tu as 3 enfants, un boulot stable et assez bien payé, mais tu décides de créer ta boîte. Ce n’est pas l’image « classique » du fonctionnaire…

« Cela devient pourtant de plus en plus courant chez les nouvelles générations. D’autres collègues, généralement plus jeunes, se sont lancés dans l’aventure. De petites activités qui naissent souvent d’un hobby et qui finissent par se développer jusqu’à se transformer en véritable entreprise. C’est un peu mon cas… »

Quelle est la genèse du slashing pour toi ?

« Travailler à l’Administration était avant tout une nécessité économique. Comme beaucoup de personnes... Mais j’ai toujours gardé présente l’envie de m’investir dans des domaines qui me touchent personnellement. Cela a été mon premier moteur. Au fil des années, mon boulot de fonctionnaire — je dois l’avouer… pas toujours très stimulant — a réveillé un second moteur : celui de la quête de sens. Comme je n’en trouvais pas vraiment dans mon travail, je l’ai cherché à côté. »

Comment s’est passé le saut dans le grand bain ?

« Cela a été progressif. Je suis maman de trois bambins. Une expérience qui m’a donné envie de transmettre mes convictions, tant en termes de parentalité que des soins de soi et des enfants. 2015 a été une année charnière : j’ai fait un premier pas qui m’a ouvert plein d’autres portes. »

Cela s’est donc enchaîné…

« J’ai commencé par donner des cours de portage et de danse parent-enfant, puis des ateliers de parentalité positive, d’autres consacrés à la confection de cosmétiques et d’aromathérapie. À cela s’est naturellement ajoutée la vente de matières premières en vrac pour la fabrication. Vous imaginez la suite : en octobre 2016, je lance Nami Cosmétiques, ma propre marque de produits bio et zéro déchet. La cerise sur le gâteau, qui finira par devenir le gâteau tout entier : un bénéfice comptable, dès la première année, un chiffre d’affaires quadruplé entre 2016 et 2018, l’ouverture d’une petite boutique ainsi que des collaborations avec près de 30 revendeurs de Bruxelles à la Wallonie. »

Malgré ce succès commercial, Line décide d’arrêter son activité… Lire la suite de l’histoire.

 

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