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Penser plus vert au boulot : incontournable pour un salarié sur deux

  • A l’heure où la question climatique s’impose dans l’espace public et l’actualité comme une question incontournable, la planète intéresse aussi au boulot : pour cette nouvelle année, plus d’un salarié belge sur deux veut s’investir plus pour le climat sur son lieu de travail.

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Penser plus vert au boulot : incontournable pour un salarié sur deux

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lun 06/01/2020 - 11:32

C’est un constat à côté duquel les employeurs et recruteurs ne peuvent plus passer : les travailleurs sont de plus en plus en quête de sens, de valeurs, d’une philosophie d’entreprise qui défende des causes qui leur semblent justes. A l’heure où la question climatique s’impose dans l’espace public et l’actualité comme une question incontournable, la planète intéresse aussi au boulot : pour cette nouvelle année, plus d’un salarié belge sur deux veut s’investir plus pour le climat sur son lieu de travail.

C’est du moins ce qu’affirme une étude de Tempo-Team : les bonnes résolutions des collaborateurs, mais aussi des employeurs pour 2020, prennent clairement un tournant plus vert. Au point que les candidats à l’emploi tiennent trois fois plus compte de la politique écoresponsable de leur futur patron potentiel. Une tendance qui se marque davantage en Wallonie qu’au nord du pays.

Un peu, mais pas trop.

Veiller à éteindre les lumières en sortant, trier les déchets, vérifier que les ordinateurs et leurs écrans sont bien coupés, consommer moins d’eau, de papier et de plastique : les réflexes écoresponsables au quotidien ont la cote. En revanche, si les petits efforts séduisent, les travailleurs deviennent plus frileux quand il s’agit de renoncer à un certain confort qui aurait un impact plus fort pour la planète bleue. Donc favoriser la gourde aux bouteilles en plastique, oui. Mais renoncer à sa voiture de société ? Bof-bof…

En ce qui concerne les habitudes de mobilité, un employé sur quatre, seulement, se dit disposé à partager son véhicule traditionnel lors du trajet vers le travail, ou à organiser du co-voiturage. Et quand il s’agit de renoncer à sa voiture de société au profit des transports publics ou d’un vélo, même électrique, moins d’un travailleur sur cinq se dit prêt au sacrifice. Une certaine contradiction entre les idées et les actes en somme.

D’autant que 60% affirment être partisans de l’obligation de la mesure cash-for-car et du budget mobilité dans les entreprises, pendant que 20% supplémentaires estiment que les autorités publiques devraient obliger les organisations à proposer davantage de solutions de mobilité respectueuses du développement durable.

La balle dans le camp de l’entreprise

Toujours selon les chiffres de Tempo-Team, les collaborateurs ont donc besoin de valeurs vertes, ils veulent les défendre, s’engager dans de petits efforts au quotidien, mais pas à n’importe quel prix, et le tout en considérant que les responsabilités importantes reviennent aux décideurs et à l’organisation dans son ensemble.

Huit salariés belges sur dix pensent que les entreprises doivent fonctionner de la manière la plus écologique possible et sensibiliser leur personnel à la cause climatique. La bonne nouvelle ? Les employeurs sont globalement du même avis. Les trois-quarts des décideurs d'entreprises belges interrogés par Tempo-Team promettent qu’ils se penchent sur des alternatives plus favorables à la planète en 2020, notamment en encourageant les collaborateurs à adopter les bons réflexes. Une jolie résolution pour la nouvelle année. Et si on s’attaquait vraiment aux voitures pour l’année d’après ?