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Un stage de survie pour lutter contre le burn-out ?

  • Stage de survie et séjour dans la nature sont de plus en plus populaires. Mais plutôt que de dépasser ses limites et se prendre pour un aventurier de Koh-Lanta, ces stages servent aussi aux personnes souffrant de stress, burn-out et bore-out.

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Un stage de survie pour lutter contre le burn-out ?

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lun 01/04/2019 - 09:35

Koh-Lanta, Survivor, Ninja Warrior… les émissions de télé où les candidats vont au bout de leurs limites trouvent toujours leur public. Se battre, survivre, se dépasser fait rêver. Pour ceux qui ne passent pas à la télévision, les stages de survie permettent de se mettre en « danger » et de ne compter que sur soi-même pour survivre. Mais à côté des stages de survie, il y a aussi le bushcraft. Et lié à du coaching, il peut s’avérer utile pour plusieurs problématiques, comme le burn-out ou le bore-out.

Apprendre à vivre dans et avec la nature

« Il y a une différence entre stage de survie et bushcraft » explique Bert Poffé, coach rewilding et instructeur de survie. « Dans le premier, on apprend à survivre dans une situation de crise. Dans le deuxième, on apprend des techniques ancestrales pour vivre d’une manière relativement confortable dans la nature ». S’il y a une forte ressemblance entre les deux, la différence est plutôt dans l’état d’esprit donc. La base reste la même : il faut d’abord se construire un abri, trouver de l’eau et de la nourriture. Des besoins basiques qui nous ramènent à notre condition de chasseur-cueilleur comme les hommes primitifs. « D’une certaine manière, ce sont les seules choses dont nous avons absolument besoin, avec l’amour et l’amitié ».

Se reconnecter et lutter contre le stress

Que ce soit avec des particuliers ou des entreprises, Bert Poffé et sa femme Kiki Nárdiz veulent inspirer les gens à adopter un style de vie plus en phase avec la nature. Une nature qui peut avoir des bienfaits pour prévenir et lutter contre le stress, l’angoisse, le burn-out et le bore-out. « C’est une manière idéale de se déconnecter et se reconnecter avec la nature et soi-même. Quand on est concentré sur une tâche comme faire du feu, on ne pense plus au reste, aux soucis. Et quand on arrive à voir la première flamme, c’est une grande émotion, les gens sont contents et se contentent aussi de cette émotion. Car quand on fait un stage de survie ou de bushcraft, on se rend compte que l’on n’a pas besoin d’énormément de choses pour être heureux. C’est notre approche ».

Utiliser le stage de survie et de bushcraft comme outil de coaching

Dans ces cas-là, le stage n’est évidemment pas une fin de soi. « Nous utilisons cela comme un outil de coaching. L’enseignement des techniques ancestrales est un moyen d’aborder le problème du stress et de l’angoisse dans nos vies actuelles ». L’aventurier qui veut apprendre à survivre tout seul dans la jungle et à participer à l’une des émissions-phare n’est pas le public visé par l’équipe formée par Bert Poffé et Kiki Nárdiz. « Le client ‘idéal’ si j’ose dire, c’est celui qui vient avec une problématique et qui est prêt à la résoudre. Il n’y a que la manière qui change. Certains utilisent des Powerpoints, nous utilisons des techniques de survie ».