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Eatwith, le Airbnb de la restauration

  • Manger chez un local est une des meilleures manières de découvrir une culture et sa cuisine. Avec Eatwith, sorte d’Airbnb de la cuisine, hôtes et voyageurs sont mis en relation. Comment cela se déroule-t-il ? Réponses avec Camille Rumani, cofondatrice d’Eatwith et Elsie, un hôte à Bruxelles. 

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Eatwith, le Airbnb de la restauration

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mar 12/03/2019 - 14:38

Comment mange-t-on quand on est en voyage ? On a généralement deux options. Soit on choisit au hasard et on fait confiance à son instinct. Soit on fait confiance à son Routard ou son Lonely Planet quand ils mentionnent « cuisine authentique ». On aimerait pourtant tellement aller manger chez un local pour découvrir la vraie cuisine. C’est ce qu’Eatwith propose.  

 

Le paradoxe du voyageur qui ne rencontre personne 


A la base d’Eatwith, il y a d’abord VizEat par Camille Rumani et Jean-Michel Petit. « Après mon école de commerce, j’étais en Chine et j’ai été invitée par des amis chinois à manger chez eux. C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que je découvrais et vivais réellement la culture chinoise pour la première fois », explique la cofondatrice.  

« C’est un peu paradoxal car on voyage énormément mais on ne rencontre pas grand-monde. On passe à côté des gens et c’est comme ça que m’est venue l’idée de créer une application pour faciliter les rencontres autour d’un plat. Pour moi, la cuisine est le meilleur moyen de rencontrer quelqu’un, de créer des liens et de découvrir des cultures ».  

 

La plupart des hôtes le font par passion 


Créée en juillet 2014, l’application VizEat met ainsi en relation voyageurs et hôtes prêts à ouvrir leur cuisine. Et c’est en août 2017 que VizEat rachète son concurrent Eatwith pour lui permettre d’avoir une plus grande communauté et une marque plus connue auprès des Américains. Mais qui utilise Eatwith ?  

Du côté des hôtes, « 99% le font par pur plaisir et de manière occasionnelle » selon la cofondatrice alors que le reste d’entre eux, surtout aux Etats-Unis, le considère comme un revenu complémentaire. Les voyageurs sont, eux, à 30% des Millennials et à 30% des babyboomers de plus de 55 ans. Principalement active en France, Italie, Espagne, Londres et aux Etats-Unis, Eatwith annonce des hôtes dans plus de 100 pays, 130 pour être plus précis. Aucun autre chiffre ne sera donné du point de vue global. 

 

L’expérience d’Elsie à Bruxelles 
  

Les chiffres sont un peu plus précis en Belgique avec 15.000 personnes inscrites et une cinquantaine d’hôtes. Même si en parcourant le site lors de notre visite, on ne compte personne à Gand, Bruges, Liège et une seule personne à Bruxelles, Elsie. « J’ai toujours accueilli des étudiants en famille d’accueil et c’était un plaisir de leur faire à manger », explique-t-elle. Il était donc tout naturel de s’inscrire sur Eatwith.  

« Je fais ça par pur plaisir de faire partager ma cuisine et de rencontrer des gens. Et même faire rencontrer, des couples se sont mêmes déjà formés chez moi ! ». Elsie accueille de manière occasionnelle, quand l’envie lui prend. Cela ne peut être personne pendant quatre mois et puis quatre personnes par semaine. « Ce n’est pas un boulot, c’est une passion. Si vous le faites pour l’argent, ça ne durera pas. Je dis toujours que les gens entrent chez moi comme des étrangers et repartent comme des amis ».