Aller au contenu principal

Après les drones, voici les robots livreurs

  • Ils ressemblent à des gros frigos box sur roues. Ils arpentent les rues d'une série de campus en Californie. « Ils », ce sont les robots livreurs de plats préparés, de provisions ou de paquets. Une dizaine de start-up tentent d'imposer leurs modèles.

1
minute
de lecture

Après les drones, voici les robots livreurs

1 min. de lecture
mer 24/04/2019 - 08:50

Imaginez un frigo box qui aurait triplé de taille, serait grimpé sur six roues, aurait emporté une batterie, et se serait doté de caméras... Ce drôle d'engin existe. Il s'agit d'un Delivery Robot, un robot livreur. Une bonne dizaine de modèles sont sortis des ateliers de différentes start-up depuis 2015. Ils ont été inventés pour emporter des paquets, des plats préparés ou des provisions et les livrer à des clients sur de courtes distances, genre 4 km.

Pour l'heure, ces engins restent expérimentaux. C'est sous la surveillance d'humains qu'ils sillonnent les trottoirs d'une série de campus universitaires et de centres urbains, principalement aux Etats-Unis. Outre-Atlantique, en effet, plusieurs États et municipalités ont accepté très tôt les véhicules autonomes et voté un cadre légal -plus ou moins- adapté. Là-bas, une vraie course technologique semble engagée.

Les principaux constructeurs

Un des acteurs en pointe est Starship Technologies, créé par deux anciens de Skype. Leur engin -un six roues- est testé notamment à Mountain View en Californie, à Milton Keynes au Royaume-Uni et à Hambourg en Allemagne. Les Californiens sont, eux aussi, très actifs. Robby Technologies a déjà accumulé près de 5.000 kilomètres avec son «Robby 1» et est passé à une nouvelle version. Kiwi a opté pour un encombrement minimal pour son «KiwiBot» qui circule sur le prestigieux campus de Berkeley. Marble a construit un cube à roulettes pour la livraison de plats. A l'opposé, Nuro fait rouler un véhicule sur la route plutôt que sur les trottoirs. Sa taille n'est plus très éloignée d'une petite voiture.

Dans ce mouvement, les Européens tentent d'exister. En Suisse, TeleRetail a imaginé un prototype pour les longues distances, jusqu'à 80 km. Il se destine au transport de pièces de rechange ou de marchandises. Une version sera en test cet été à l'université d'Eindhoven. Le robot du français TwinsWheel devrait, lui aussi, commencer à livrer des courses cette année dans le 13ème arrondissement de Paris.


Quelques exemples de robots livreurs

Amazon et FedEx s'y mettent

Même les multinationales de l'e-commerce et de la logistique suivent, de peur de rater une (possible) révolution. Le géant Amazon a ainsi présenté en janvier son « Scout », développé avec Dispatch Robotics qu'il a racheté peu de temps avant. Le groupe de courrier express FedEx l'a imité en mars avec le «SameDay Bot», qui fera sous peu ses premiers tours de roue à Memphis. Si les designs varient, tous ces engins ont un fonctionnement assez similaire. Leur conduite est assurée par des lidars (télé-détecteurs au laser), des caméras, des GPS et des algorithmes. De même, beaucoup d'entre eux sont couplés à des applications smartphone. Grâce à celles-ci, le client passe sa commande, paye et indique son adresse. En échange, il reçoit un code pour déverrouiller le capot sécurisé de l'engin. Il n'a plus qu'attendre que le chariot arrive. Vitesse : 7 km/h. Comme un piéton...

Retrouvez-nous aussi sur la page Facebook de Génération Le Soir