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Non, un joueur esports ne passe pas sa vie devant un écran

  • Entrainement, coaching, stratégie, aspect mental… être un joueur professionnel d’e-sport, c’est un métier à part entière. Avec une préparation, des entrainements quotidiens et un accompagnement professionnel, le joueur esports est loin du cliché que le grand public peut encore imaginer.

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Non, un joueur esports ne passe pas sa vie devant un écran

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mer 31/10/2018 - 07:00

Dès que l’on s’attaque au concept d’esports, il faut d’abord casser les clichés. Non, un joueur professionnel ne passe pas son temps affalé dans un canapé à jouer aux jeux vidéo entouré de boites de pizzas vides. Son quotidien se rapproche même de celui d’un sportif « traditionnel », comme le souligne Philippe Bouillon, directeur de LouvardGame, organisateur d’événements et en charge notamment du management de Jason de Villers, joueur esports du Sporting de Charleroi.

Un entrainement, physique comme stratégique

L’entrainement et la préparation d’un joueur professionnel ne se limitent pas à la console ou à l’ordinateur. « Ce n’est pas quelqu’un qui va passer 12 à 15 heures par jour devant un écran, mais plutôt de 4 à 5h. Bien moins qu’un employé travaillant devant son ordinateur », explique Philippe Bouillon. Comme dans tout sport d’équipe, les joueurs ont un entraineur, qui parle théorie et stratégie. « Il y a les séances de briefing et débriefing pour analyser les performances et les décisions prises durant la partie. Fallait-il faire ceci ou plutôt cela ? ». Tout joueur en perte de confiance ou en période de doute peut aussi faire appel à un psychologue. Et l’entrainement physique est aussi de mise. « Pour être performant et en forme pour jouer à haut niveau, c’est indispensable ». L’attention et la condition physique sont ainsi primordiales pour réussir une compétition, comme dans toute discipline sportive.

Jusqu’à 20.000 euros par mois pour les meilleurs

Des centaines de joueurs dans le monde vivent de ce métier. Les plus talentueux gagnent de 20 à 25.000 euros par mois. « Sans compter les éventuels gains de tournoi ou autres bonus », ajoute encore Philippe Bouillon. Vivre de l’esports, c’est tout à fait possible même si c’est un peu plus différent en Belgique. « Il n’y a pas encore d’équipes belges à proprement parler. Les Belges qui parviennent à en vivre jouent plutôt dans des équipes européennes ou françaises ». L’avenir semble en tout cas brillant. « C’est le sport du futur, et il dépassera plusieurs sports traditionnels, ce qui est déjà le cas pour certains. Je pense aussi que l’esports se développera en plusieurs divisions, comme en football ». Avec un statut de pro ou de semi-pro. « En Belgique, un joueur de foot peut décemment gagner sa vie ou avoir un bon complément en évoluant en D2 ou D3. J’espère qu’on arrivera à cela en ce qui concerne l’esports ».

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