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Micromanagement : pourquoi ça va faire fuir vos employés

  • Contrôler les moindres faits et gestes de vos employés n’améliore ni la qualité de leur travail ni leur productivité. Ce serait même le meilleur moyen de les rendre moins efficaces et de les démotiver, au point parfois de les faire fuir. C'est la science qui le dit !

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Micromanagement : pourquoi ça va faire fuir vos employés

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ven 22/03/2019 - 09:27

Vous ne pouvez pas vous en empêcher, vous sortez de vos gonds dès que qu’un employé a 5 minutes de retard ? Vous insistez pour participer à chacune des réunions et exigez d’être mis(e) en copie pour chaque email ? Vous surveillez l’exécution de chaque tâche jusqu'à souvent repasser derrière le travail de vos employés ? Si la réponse est oui, vous tombez sûrement dans la catégorie des micromanagers. Que vous en soyez conscient ou non.

Le micromanager au quotidien

Regarder par-dessus l’épaule de ses collaborateurs, c’est son crédo. Et pour cause, il accorde une importance excessive au moindre détail et veut tout contrôler. Car il ne fait confiance à personne. En fait, il est persuadé que le résultat serait bien meilleur s’il faisait lui-même le travail... principalement par peur de l’échec, surtout si ces supérieurs s’inscrivent dans la même logique.

Certains n’hésitent pas à parler de maladie, de “comportement compulsif similaire à d’autres addictions”, même si, dans la plupart des cas, la situation n’est pas aussi extrême. Et heureusement, car ce syndrome du petit chef tyrannique est loin d’être rare. D’après Harry Chambers, auteur du « guide de survie au micromanagement », 8 Américains sur 10 auraient déjà eu à subir ce genre de dérives au cours de leur carrière.

Les risques liés au micromanagement

Attention si vous succombez parfois (ou souvent) vous-même à ce travers. D’après Forbes, c’est “l’une des habitudes les plus dangereuses” à avoir au travail. Longtemps considéré comme normal, le micromanagement semble en effet de moins en moins toléré.

Il faut dire que l’impact négatif de la pratique a maintes fois été mesuré :

  • les travailleurs micromanagés perdent en productivité, tétanisés par la pression du contrôle constant
  • leur moral et donc leur engagement s’en ressentent, surtout dans les plus jeunes générations, à la recherche de leaders inspirants, d’un environnement de travail convivial, de flexibilité et d’opportunités d’apprentissage
  • la lourdeur hiérarchique s’en trouve renforcée, à l’heure où l’agilité devient pourtant le mot d’ordre
  • les risques de burn-out sont accrus, chez les employés mais aussi chez le manager comme le montre cette étude

Chieh Huang, Confessions d’un micromanager repenti

Micromanager est en effet source de stress pour le manager. C’est aussi une énorme perte de temps. Si vous êtes adepte de la pratique, il est donc grand temps de passer à autre chose... et de déléguer! Après tout, personne n’a envie d’être vu comme un petit chef tyrannique. Même si, évidemment, si on considère qu’il s’agit vraiment d’une addiction, c’est sûrement plus facile à dire qu’à faire.