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L’empathie au travail, plus importante que le salaire

  • C’est ce qui ressort d’un sondage mené en Belgique, mais aussi de nombreuses études réalisées aux quatre coins du monde. On vous explique pourquoi et comment devenir le manager empathique dont rêvent tous les collaborateurs.

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L’empathie au travail, plus importante que le salaire

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jeu 28/11/2019 - 10:57

La faculté intuitive de se mettre à la place d'autrui, de percevoir ce qu'il ressent... voilà la définition de l’empathie selon le Larousse. Une soft skill, partie intégrante de l’intelligence émotionnelle, devenue très importante pour manager des équipes. Mais pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle accroît, au même titre que la bienveillance, le bien-être des collaborateurs. Et donc leur productivité. 

C’est en tout cas la conclusion d’une étude du Harvard Business Review, selon laquelle la performance des entreprises où règne l’empathie serait 20% supérieure à celle de leurs concurrentes, moins rodées à l’exercice. Et pour cause, insistent ses auteurs : quand on se sent compris, on est soi-même plus réceptifs aux difficultés des autres. Ce qui accroit évidemment la cohésion et la collaboration. 

Mais pas seulement... 

L’intérêt n’est pas uniquement de renforcer le travail d’équipe. L’empathie suscite aussi la confiance, les employés étant dès lors plus susceptibles de se montrer créatifs ou de prendre des risques. « Les collaborateurs se sentent à l’aise et se montrent plus francs. Les cadres ont l’occasion d’identifier clairement les objectifs et les ambitions de leurs travailleurs, et de les solliciter efficacement. Le bien-être physique et mental des collaborateurs est plus facilement abordé, ce qui permet aux managers d’intervenir à temps avec, à la clé, une réduction de l’absentéisme pour maladie », explique Robby Vanuxem, Managing Director chez Hays. 

Le cabinet de recrutement vient d’ailleurs de réaliser un sondage auprès de 2.200 Belges sur le sujet. Conclusion : le salaire n’est pas la première cause de bien-être au boulot. Au contraire, la plupart des répondants aspire surtout à profiter d’une ambiance de travail harmonieuse, sans forcément en passer par les fameux team buildings. En fait, pour 93% d’entre eux, ce sont surtout les petites marques d’attention des collègues, notamment de la hiérarchie, qui font toute la différence. Un « bonjour, comment vas-tu ? » le matin par exemple... 

« Les contacts humains, y compris au travail, sont plus importants que jamais, précise Robby Vanuxem. Les horaires flexibles et les modes de communication estompent de plus en plus la frontière entre le travail et la vie privée. Le lieu de travail repose de plus en plus sur la technologie, ce qui engendre des changements. Il est, par exemple, plus important que jamais que chaque collaborateur, même celui qui travaille à distance, se sente bien au sein de l’entreprise. » 

La boîte à outil du manager empathique 

Un individu ne suffit évidemment à installer une culture de l’empathie dans une entreprise. Au contraire, c’est l’affaire de tous. Mais les managers auraient particulièrement besoin d’assistance dans ce domaine d’après le Harvard Business Review. Car qui dit plus grandes responsabilités dit aussi souvent plus haut niveau de stress, et donc plus grande propension à « oublier » de se montrer empathique. 

Alors que faire ? S’entraîner quotidiennement, surtout si vous êtes plutôt d’un naturel peu à l’aise avec les émotions. 

  1. Donnez 100% de votre attention à vos collaborateurs. Ecoutez-les sans argumenter ou contredire, sans oublier de prendre en compte le ton de leur voix ou leur gestuelle. 
  2. Considérez le point de vue de votre interlocuteur, sans vous laisser aveugler par vos suppositions ou vos croyances. Même si vous n’êtes pas d’accord. 
  3. Posez des questions simples pour être sûr de bien comprendre ce point de vue et la manière dont cet interlocuteur aimerait procéder. Reformulez ses propos pour lui indiquer que vous l’avez entendu. 
  4. Montrez-vous empathique dans vos actions. En cas de crise, proposez ou négociez une réponse qui serait bénéfique à cet interlocuteur. Et le reste du temps, soyez ouvert et plaisant : prenez soin, on le disait, de dire bonjour, de vous souvenir du nom de chacun, de vous intéresser à la vie de vos collaborateurs, ou encore de donner du feedback.