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  • cohousing intergénérationnel

Une « vie de village » au cœur de la ville

  • Pas moins de 500 habitats groupés, rien qu’en Wallonie. Le cohousing gagne du terrain en Belgique. Une vraie tendance, prenant des formes diverses : FitMyNest innove avec une vision modulaire du logement, capable de s’adapter à l’évolution des familles.  

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Une « vie de village » au cœur de la ville

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lun 01/07/2019 - 11:00

Des lieux de vie, occupés par plusieurs familles, composés d’espaces privés et collectifs et caractérisés par l’autogestion : c’est le principe de l’habitat groupé. Une solution de cohabitation qui répond à des enjeux importants, tels que l’accès au logement.  

Cela traduit aussi une tendance sociétale croissante : vers un mode de vie plus solidaire, collaboratif et durable. C’est dans cette « utopie » que s’inscrit FitMyNest, une coopérative bruxelloise, fondée par la serial entrepreneuse Marina Aubert (à l’origine de MolenGeek). L’ambition ? Créer des habitats groupés évolutifs et intergénérationnels… 

Parcours croisés 

Imaginez… Nadia, deux enfants, sort d’un divorce. Ana et Fred attendent leur premier bambin. Renée, à la retraite, voudrait garder son autonomie. Diego, le fils de Daniel et Marie, est sur le point de quitter le nid. Quatre histoires, qui pourraient se croiser au sein de l’une des communautés de FitMyNest. « Les évènements de la vie font évoluer nos besoins de logement », explique Marina Aubert. « Des expériences, parfois de grande fragilité, qui nous forcent à déménager ou à chercher des alternatives. D’où l’idée de proposer des espaces de vie modulaires, capables de s’adapter aux familles. Sans oublier la mixité intergénérationnelle, cruciale pour la complémentarité au cœur de la communauté ». Pour réaliser ce « rêve », FitMyNest imagine, outre les lieux de partage (salle polyvalente, potager, épicerie, etc.), des constructions durables aux cloisons flexibles permettant d’agrandir ou de réduire l’espace, au gré des circonstances. 

Défricher le terrain 

Si le projet fait son chemin depuis 2012, les premières maisons ne sont pas encore sur pied. Signe que FitMyNest s’aventure sur une piste inexplorée… « C’est de l’innovation », souligne Marina Aubert. « Mais, pas à pas, nous prouvons que c’est faisable. Nous clôturons une étape juridique complexe et la phase de financement, pour l’achat d’un premier terrain, pourra bientôt démarrer. »  

Mais l’équipe peut déjà compter sur des partenaires et des soutiens. En tête ? Les deux communautés constituées, à Molenbeek et à Nivelles. Des pionniers, séduits par l’idée, préparés et encadrés par la coopérative, et prêts à s’engager dans l’aventure. « Une petite dizaine de familles par groupe, avec des personnes de tous les profils et horizons. Une troisième communauté, à Saint-Gilles, est également en route. » 

Le sel de la vie commune 

Nourri par des exemples, tels que Kraftwerk à Zürich, FitMyNest défend une approche résolument urbaine. Une façon de recréer du lien social et de replacer la « vie de village » dans la jungle citadine… Avec l’avantage de choisir ses voisins. « L’idée est aussi d’outiller la communauté, afin qu’elle puisse devenir autonome et soit capable de gérer ses moments difficiles. C’est pourquoi nous formons les futurs habitants, en prenant appui sur la méthode SALT. Une approche qui permet d’exprimer les intelligences émotionnelles du groupe, de désamorcer les conflits et ainsi renforcer la cohésion. Ce sera l’huile dans les rouages de la communauté. » Comme l’a affirmé Édouard Herriot, une utopie est une réalité en puissance !