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Le stage, nouvelle méthode de recrutement

  • De plus en plus d'entreprises utilisent le stage comme canal de recrutement. Intérêt pour elles : pourvoir jauger des capacités du futur diplômé. Interêt pour le stagiaire : gagner de l'expérience.

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Le stage, nouvelle méthode de recrutement

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ven 12/10/2018 - 07:00

Faire un stage dans une entreprise. Il s'agit d'une obligation pour les étudiants de nombreuses filières : bacheliers en sciences, ingénieurs industriels, masters en science de gestion, etc. Idem pour certaines formations mises en place par les organismes de placement (Forem, Actiris, VDAB, ADG). Cela élève certes le niveau des études mais c'est l'assurance de se frotter à la réalité professionnelle avant la fin de son cursus. Face à cette obligation, le plus dur est souvent de dégoter une entreprise qui pratique ce type de formation. Pendant longtemps, les compagnies ont été plutôt réticentes à l'idée. Aujourd'hui, ce constat n'est plus vrai. «La situation est en train de changer, explique Jean-François Art, expert au sein du cabinet de recrutement Hays. Elles ont compris que les stages pouvaient leur apporter beaucoup. Leur perception s'est modifiée. La preuve ? Plusieurs d'entre elles se rendent maintenant dans les hautes écoles et les universités pour informer sur les stages qu'elles proposent, se présenter, expliquer leur métier.»

La pénurie de diplômés joue

Si ce changement s'est produit, c'est pour une raison simple : le marché de l'emploi s'est tendu. Beaucoup de branches souffrent d'une pénurie de diplômés. C'est le cas des métiers scientifiques et techniques. «Il y a une chasse aux talents, poursuit le spécialiste RH. En conséquence, les entreprises sont devenues plus proactives dans la recherche de leurs futurs collaborateurs. Elles ont élargi leurs canaux de recrutement». Ceux-ci vont désormais de la classique annonce d'emploi à l'entrevue «job dating», en passant par les réseaux sociaux, les candidatures spontanées, les contacts informels, les cooptations en interne... Et donc les stages, qui ont pris une nouvelle dimension. «Ceux-ci permettent aux entreprises de jauger les capacités des futures diplômés, de voir comment ils s'intègrent socialement, d'apprécier leur esprit d'initiative, etc. C'est une manière de faire du recrutement mais plutôt de façon indirecte. Car les jeunes doivent d'abord décrocher leurs diplômes. L'engagement s'il se fait, aura lieu un an plus tard.» Donc, on n'est pas encore au niveau du modèle allemand de la formation en alternance (Duale Ausbildung).

Du gagnant-gagnant ?

Le stage peut aussi profiter aux étudiants. «Les entreprises doivent donner d'elles-mêmes. Il faut encadrer les jeunes, leur donner des informations, leur trouver un projet à mener... C'est surtout le cas pour les stages de longue durée (3 ou 6 mois). Moins pour ceux de courte durée (1 mois).» Ce qui explique que des entretiens de sélection se tiennent généralement en prélude. Même s'ils sont moins exigeants que les entretiens d'embauche, il est conseillé de les aborder «de façon professionnelle.»

 

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