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Le gaming aux manettes du recrutement

  • De plus en plus d’entreprises se lancent dans l’aventure des serious games pour séduire les talents d’aujourd’hui et de demain. Mais jouer, c’est du sérieux...

2
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Le gaming aux manettes du recrutement

2 min. de lecture
ven 30/11/2018 - 14:15

Le talent est une denrée rare. Alors les entreprises multiplient les efforts pour attirer les meilleurs profils. Vous vous êtes mis sur votre 31. Malgré une nuit agitée, vous êtes prêt pour l’entretien d’embauche. Après quelques minutes d’échange, le recruteur vous tend une tablette et vous propose de… jouer. Surprise ? Pas vraiment ! Face à une génération de gamers, l’introduction du jeu vidéo dans les processus de sélection semble plutôt une évidence. Mais détrompez-vous : l’idée n’est pas de s’installer derrière une PlayStation pour tester vos compétences à FIFA19. Dans le contexte HR, le gaming prend l’avatar d’un véritable outil d’analyse, qui vous place en situation réelle.


Moonshield, le serious game version Thalès

Plonger dans le bain

Si les recruteurs recourent au gaming, c’est d’abord pour rendre les processus d’embauche plus simples, efficaces et moins couteux. Un véritable outil d’aide à la décision pour les DRH. Terminé les lettres de motivation creuses que plus personne ne veut écrire… ni lire. Plus que cela, le serious game permet d’évaluer votre comportement dans une situation professionnelle concrète : révéler vos aptitudes, votre créativité ou vos capacités à résoudre des problèmes. Bref, un test grandeur nature qui dresse un portrait plus fidèle et objectif, sans le stress de l’(inutile?) entretien.

Bien plus qu’un jeu

L’autre atout de la gamification ? Valoriser la « marque employeur » à vos yeux. Des geeks, pour qui « rencontrer son boss » évoque davantage la fin d’un niveau, mais surtout une génération qui accorde beaucoup de valeur à la culture d’entreprise. À une époque où la guerre des talents fait rage, les DRH multiplient donc les efforts pour tenter de convaincre les digital natives de rejoindre leurs rangs. Le gaming est l’un de ces leviers... Mais pour les sociétés, no cheating allowed ! Derrière le serious game, il faut créer de l’engagement à long terme, afin que le jeu ne se résume pas à de la poudre aux yeux.

Des démos, plutôt que des mots

Le progrès technologique accélère le phénomène, mais le business gaming n’est pas neuf. Dès les origines des jeux vidéo, certains secteurs — l’armée, l’aéronautique, le monde médical, etc. — s’en sont saisis. En 2011, le groupe Thalès attirait une foule de candidats avec Moonshield. À la même époque, My Mariott Hotel mettait les candidats aux prises avec l’univers de l’hôtellerie, Siemens lançait Plantville et L’Oréal recrutait grâce à Reveal. Du côté de PwC, Multipoly Next permet encore aux futurs employés de plonger au cœur de l’entreprise. Ou encore le célèbre Wasabi Waiter de la startup Knack. Autant d’expériences, avec des résultats parfois mitigés...

Game over? Pas vraiment!

Comme l’explique Idriss Aberkane, le jeu change peu à peu le monde dans toutes ses dimensions. L’intelligence artificielle, la réalité virtuelle, le machine learning, le big data, la puissance des algorithmes, autant d’innovations qui risquent de rendre le serious game encore plus… sérieux.