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La méditation accroît notre performance au travail

  • La méditation de pleine conscience est à la mode. Mais elle permet aussi, en prenant mieux soin de soi, d’améliorer son efficience, même à petite dose. C’est la science qui le dit. Au point que de plus en plus d’entreprises offrent la possibilité à leurs salariés de s’initier à la pratique. 

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La méditation accroît notre performance au travail

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ven 24/05/2019 - 11:00

Réunions, objectifs à atteindre, manager un petit peu trop pressant... Qui n’a jamais été victime du stress au travail ? Au point peut-être de perdre en efficacité et en motivation, voire même de glisser vers le burn-out.  

Pour éviter d’en arriver là, de plus en plus de salariés prennent le problème à bras le corps. Certains en travaillant moins, d’autres en suivant un stage de survie, ou même carrément en s’évadant au bout du monde. Mais il y a des pistes moins radicales, plus conciliables avec votre mode de vie. Parmi elles : la méditation. 

La pleine conscience en pratique 

La science a montré que notre cerveau passe jusqu’à 50% de notre temps d’éveil à vagabonder, surtout si nous sommes... au travail. Dans le même temps, face à l’afflux d’emails, de sms et autres pop-ups,  l’attention des salariés serait interrompue toutes les 12 minutes, voire toutes les 7 minutes pour les cadres

« Tout cela, couplé à un contexte de changement perpétuel, créé un sentiment d’urgence et de pression diffuse qui prend le pas sur l’important. Cela entraîne un manque de concentration et perturbe la prise de décisions », explique Marjan Abadie, fondatrice de l’Institut Mindfulness à Bruxelles. 

La méditation, c’est un moyen de se préserver de tout ça. « Ça ne veut pas dire que la pleine conscience va me permettre de résoudre tous les problèmes de l’entreprise, notamment les problèmes organisationnels et structurels, prévient l’ancienne manager reconvertie. Mais ça va me permettre de faire la distinction entre les éléments auxquels je peux faire face - et comment je peux y faire face -, et les éléments sur lesquels je n’ai aucune prise. » 

De nombreuses applications 

Pas de panique si vous n’avez pas le temps ou les moyens de suivre un cours s’étalant sur 8 à 10 semaines. La formule présente bien sûr de nombreux avantages, mais des alternatives existent. De nombreuses applications comme Petit Bambou, Namatata, Mind, Pleine Conscience, ou encore Headspace (en anglais) vous initient à la pratique, souvent gratuitement pour la première dizaine de séances. 

Dans votre canapé, dans le train, ou même sur votre chaise de bureau à la pause-café, qu’importe le lieu. Les différents programmes ne requièrent ni de s’isoler pendant une heure, ni de s’équiper d’un matériel particulier. Seule exigence d’après Marjan Abadie : une certaine régularité. « On travaille sur la plasticité cérébrale, donc si vous ne vous entraînez pas, votre cerveau ne va pas changer de structure. » 

10 minutes par jour  

Toutes ces applications surfent sans conteste sur un phénomène de mode. Un phénomène alimenté par l’attention croissance portée au bien-être des individus. Il n’empêche, les bienfaits de la méditation de pleine conscience sont régulièrement prouvés par la science. L’an dernier, une étude a ainsi démontré son impact positif sur l’efficacité de notre cerveau justement. 

Soyons clairs, l’idéal reste évidemment de méditer 45 minutes à une heure par jour, mais dix minutes suffiraient à faciliter et améliorer notre concentration. Dix minutes au cours desquelles le sujet se focalise sur sa respiration. Rien de plus.  

Des conclusions à méditer 

Inutile de dire que de tels résultats ne laissent pas les entreprises indifférentes. « Par la force des choses. Elles voient bien que quand les gens sont plus heureux, ils sont plus motivés », insiste Majan Abadie. Et qui dit plus motivés dit aussi plus productifs ! Il n’est donc plus si rare que des travailleurs, dans les espaces de coworking et certaines start-up notamment, consacrent une partie de leur temps de midi à la méditation. Idem dans certaines grandes sociétés, alors que dans d’autres, comme BNP Paribas ou Toyota, l'idée est dans l'air.   

Mais attention, si la méditation est un outil, elle doit s’inscrire dans un vrai projet d’entreprise d’après l’enseignante : « il faut une vision concertée entre les personnes impliquées dans la gestion des risques psycho-sociaux, les ressources humaines et le management. Si la direction est impliquée, les gens seront plus à l’aise et plus motivés. »  Avant de conclure : «  il est important de se lancer dans le processus sans attentes cependant. En attendant que les personnes aillent mieux ou en exigeant que les personnes aillent à ce cours, l’effet pourrait être complètement inverse. » 

 

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