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  • Break-Box, sieste au travail

La Break-Box veut surfer sur la vague du bien-être au travail

  • Les employés bien dans leurs baskets sont plus productifs. C’est scientifiquement prouvé. Et pour se requinquer, rien de mieux qu’une petite sieste. C’est sur ce créneau que veut s’imposer la jeune startup belge. 

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La Break-Box veut surfer sur la vague du bien-être au travail

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jeu 26/09/2019 - 10:35

Absentéisme, stress, burn-out... Autant de fléaux dont l’impact sur la productivité des employés n’est plus à démontrer. Rien d’étonnant dès lors que le bien-être se retrouve propulsé au centre des préoccupations des entreprises et que les solutions fleurissent sur le marché pour tenter de l’améliorer.  

En Belgique, c’est le cas de la Break-Box, lancée par Nikos Kouremetis, un entrepreneur lui-même victime d’un épuisement dû au travail. « La Break-Box, c’est un caisson de relaxation, un abri où se retrancher. Elle permet d’avoir, au sein de l’entreprise et de la collectivité, un endroit où l’on peut se retrouver seul avec soi-même, où personne ne nous voit et où on peut se mettre en mode “off”, se laisser aller.  Rêvasser, faire une micro-sieste, se faire masser, etc., explique-t-il. On y reste 10 à 20 minutes. C’est un temps que l’on se donne pour se régénérer et ainsi être plus performant par après. » 

Un équipement pensé sur mesure  

L’idée selon lui est venue d’un constat simple : « dans une entreprise, quel est le seul endroit socialement accepté où vous pouvez être seul avec vous-même pendant 10 minutes ? Les toilettes ! On est au XXe siècle, il faut changer ça. »  

Equipée d’un simple matelas massant, de musique et de lumières, ou au contraire d’un véritable fauteuil de massage high tech, la Break-Box a été pensée par des psychiatres, des psychologues, et des spécialistes en luminothérapie, musicothérapie et ergonomie. Engagement du fabricant : une création made in Belgium, autant pour ses têtes pensantes que pour sa construction, et un accès rendu possible à tous, y compris aux plus grands gabarits et aux claustrophobes. 

Un marché à créer 

On ne saura rien des objectifs commerciaux fixés par l’entreprise, si ce n’est que la Break-Box compte bien s’exporter rapidement à l’étranger. En attendant, seul l’Institut des Sacrés-Cœurs à Waterloo s’est laissé convaincre. En avril, l’institution a équipé une pièce de l’école avec la Break-Box et deux fauteuils de massage. Le directeur de l’époque explique que « dans l’école, on a un trop grand nombre d’élèves et de professeurs par rapport à l’espace dont on dispose, donc je m’étais dit qu’il fallait trouver un système où les professeurs pourraient déconnecter quand ils le souhaitent. La Break-Box a directement eu du succès. » Les professeurs profitent de leurs heures de fourche pour s’y rendre quelques minutes, seuls ou avec un collègue. « Quand on a besoin d’un moment de break, on va là-bas et ça nous fait du bien », témoigne l’un d’eux.  

Force est de constater cependant qu’installer une Break-Box ne se fait pas sans un certain nombre d'efforts.  L’équipement n'étant pas tout à fait fermé, en profiter pleinement requiert d’y dédier tout un local. Un local suffisamment grand sachant qu’une Break-Box prend environ 3m² de surface au sol. Sans oublier l’investissement financier évidemment : 10 à 12.000 euros pour une box.