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Au travail aussi, faut qu'on cause !

  • Des collaborateurs qui se sentent à la bonne place grâce à une communication fluide... Et si la clé pour une organisation qui tourne, avec des collègues bien dans leurs pompes, c'était simplement d'inviter un regard extérieur à la table ? 

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Au travail aussi, faut qu'on cause !

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lun 16/09/2019 - 11:30

Mettre le doigt sur les dysfonctionnements qui gangrènent une entreprise, c'est l'une des missions que relèvent les consultants et analystes en communication. Leur promesse aux clients : prendre suffisamment de hauteur pour avoir une vision globale des forces et des faiblesses de l'organisation, et y défaire les nœuds, même les plus coriaces. Rencontre avec Sandra Mpoyi, une de ces magiciennes des relations humaines sur le lieu de travail. 

Parler vrai pour communiquer mieux 

Si Sandra Mpoyi porte plusieurs casquettes au quotidien, celle de consultante en ressources humaines a un objectif très clair, surtout dans le secteur privé : optimiser le rendement de l'entreprise qui fait appel à ses services, fluidifier les communications en interne, éviter les conflits et, finalement, renforcer l'esprit d'équipe général. Le tout avec transparence, en discutant avec l'équipe de management d'abord, et avec les collaborateurs un par un ensuite.  

Un travail qui se base donc sur la confiance, mais aussi sur une parole qui se libère enfin. « L'expérience m'a montré que le fait que chacun puisse venir s'exprimer, me parler en tant que personne externe, amène un allègement spontané. Parfois, le simple fait de mettre des mots permet de désamorcer des situations problématiques. Et puis, dans un second temps, on fait les liens entre les choses et les gens. Je me demande alors où est-ce que la communication a commencé à dérailler ? Qu'est-ce qui n'a pas été dans l'identité des personnes concernées ? Et qu'est-ce qui a fait que le message n'a pas été entendu, reçu ou perçu correctement ? »  

Rien de tel qu’un regard extérieur 

Au bout du processus, une rencontre collective permet de partager les lignes de forces et de faiblesses du système humain que l'experte aura mises en avant, pour ensuite engager les solutions, en équipe. L'expérience a été vécue par Nicolas Deisser, fondateur de l'entreprise de conseils en assurance, In Finia.  

Il témoigne de l'efficacité d'un profil comme celui de Sandra Mpoyi : « je pense qu'il faut prendre le temps et la peine d'externaliser tout ce qui est organisationnel, relationnel et lié à la communication. C'est difficile au jour le jour de positionner correctement chaque personne dans une structure qui tourne très vite. Et puis il y a le côté humain : Sandra, a plus de facilités, elle est plus lucide que quelqu'un qui travaillera dans la pure analyse en posant 300 questions pour finalement sortir des graphiques éternels et indigestes. Elle a été nettement plus efficace pour nous que ces études de bien-être au travail très théoriques, qui ont fait la tendance il y a quelques années. » 

Trouver la perle, à la bonne place 

Pour Nicolas Deisser, l'idéal serait même de réaliser ce genre de travail en amont. « On essaie toujours de réparer des choses cassées... Mais pourquoi ne pas être proactif et faire en sorte de bien entretenir la machine avant que des choses ne s'écroulent ? » La mission peut, en effet, être entreprise à l'étape du recrutement, de manière à former des équipes équilibrées, avec une belle dynamique. 

« Là, mon travail sera de définir, parmi les candidats, la personne qui trouvera sa place, explique Sandra Mpoyi. Par exemple, il est important d'éviter les structures concurrentielles, avec des personnes qui ont toutes le même âge, le même profil... Et qui finiront, même de manière inconsciente, par se sentir en compétition, et donc pas se tirer dans les pattes. » Le mot d'ordre serait donc, au boulot aussi : assieds-toi, on va causer.