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5 astuces d'entreprises pour attirer les jeunes travailleurs

  • Un gros salaire ne suffit plus pour convaincre les jeunes candidats de rejoindre le navire. Des entreprises cependant ont trouvé le moyen de les attirer, et de les retenir. Voici leurs secrets. 

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5 astuces d'entreprises pour attirer les jeunes travailleurs

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ven 04/10/2019 - 11:15

Dans une société en pleine mutation, les entreprises cherchent de plus en plus à recruter de jeunes collaborateurs. Les générations Y et Z séduisent pour leur nouveau regard sur la société, leur flexibilité et leur dynamisme. Mais dans cette époque de guerre des talents, les organisations doivent faire preuve d'imagination pour attirer ces profils si séduisants, et pour les garder. On fait le point sur cinq initiatives qui peuvent faire la différence dans le choix des candidats que tout le monde s'arrache. 

# 1 Accorder plus de place à la vie, la vraie 

Parmi les priorités des jeunes collaborateurs, on retrouve régulièrement, en tête de liste, le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Pouvoir prendre plus de congés, avec l'occasion de voyager loin, se permettre du home-working... Les jeunes adultes ont soif de liberté, « prendre du temps pour soi » devient un véritable mantra.  

Une entreprise qui voudra les séduire misera donc sur une planification plus flexible et un package salarial souple qui permet de sacrifier quelques euros sur la fiche de paie pour s'offrir plus de jours de congés, par exemple. L'entreprise Odoo mise beaucoup sur le concept, comme l'explique Charlotte Trigaux, Talent Acquisition Officer.  

« On fonctionne avec un configurateur de salaires. Le collaborateur a un montant brut à ne pas dépasser et à partir de là il peut personnaliser son package, choisir les avantages qu'il veut : une voiture de société ou non, une carte carburant plus ou moins importante, le nombre de jours de congés qu'il veut, avec ou sans abonnement téléphone et Internet, ... Grâce à ce système, chaque package est différent. Quand on fait des offres aux candidats et qu'on leur explique notre système, ils sont toujours positivement étonnés, parce que ça leur permet d'être super flexibles, sans devoir négocier des avantages chaque année. » 

# 2 Répondre à une quête de sens 

De plus en plus, on attend des entreprises qu'elles s'investissent dans des causes sociétales, qu'elles développent une philosophie collective, des valeurs. Une organisation qui ne se limite pas à des objectifs de profit et de croissance et qui choisit d'investir pour défendre ses convictions gagnera des points précieux dans le cœur des talents qui débarquent sur le marché de l'emploi.  

Et au final, c'est du win-win : un travailleur convaincu et investi est généralement un excellent élément. L'astuce est alors aussi de bien choisir les collaborateurs qui colleront à la philosophie de l'entreprise. C'est d'ailleurs une des raisons qui poussent de plus en plus les recruteurs à privilégier la sélection selon les personnalités et moins selon les CV. 

# 3 Encourager un sentiment d'appartenance 

Les team buildings, les afterworks et les fêtes du personnel ne sont jamais des investissements perdus, mais on peut encore faire mieux. Il est important que l'entreprise encourage ses collaborateurs, les aime, en prenne soin, individuellement mais aussi et surtout en équipes, pour qu'ils soient fiers de porter haut les couleurs de l'organisation et qu'ils défendent la collectivité.  

Un collaborateur qui se sent reconnu et intégré, qui sait qu'il joue un rôle essentiel au sein de son entreprise, est un élément solide. La recette gagnante pour pouvoir compter sur une équipe de confiance. 

# 4 Ne pas galvauder la notion de bonheur au travail 

C'est une formule qui tourne en boucle dans les départements RH depuis des années : le bonheur au travail. Mais concrètement, en quoi est-ce que cela consiste ? Les entreprises font-elles le nécessaire pour que cela devienne une réalité ? Les leaders des organisations qui séduisent les jeunes publics ont compris que le bonheur au travail, ce n'est pas un drink de fin de semaine, les fruits gratuits à la cafétéria et un sourire vissé sur le visage.  

Une réflexion qui est une véritable ligne de conduite chez EASI. Son fondateur, Salvatore Curaba, mise beaucoup sur l'humain. « Pour être heureux au travail, le collaborateur a surtout besoin d'être reconnu. La reconnaissance, l'amour bienveillant, la mission partagée, l'autonomie, la transparence et la communication, ce sont pour moi les bases essentielles pour qu'une équipe et une entreprise fonctionnent bien. C'est comme dans un couple : s'il n'y a plus de compliments, de liberté, plus de communication, pas de projet commun et pas d'amour, il n'y a plus rien qui marche. » La salle de sport, le kicker et le service de pressing sont évidemment les bienvenus, mais doivent rester accessoires. L'humain et ses besoins restent l'essentiel. 

# 5 Offrir des perspectives d'évolution permanente 

L'une des grandes tendances que l'on observe chez les générations Y et Z, c'est qu'elles rejettent de plus en plus le concept de la « carrière de papa ». Au diable la routine de l'employé qui restera cantonné à un poste pendant 20 ou 30 ans. Un constat que partage Salvatore Curaba, fondateur de EASI. « La particularité de la génération Y, c'est son rapport au travail. Avant, on acceptait pas mal de choses avec de la frustration, on travaillait pour travailler. Aujourd'hui, on a envie de se sentir bien dans son job. Il y a moins cette soumission au travail. »  

Et pour y parvenir, les jeunes travailleurs cherchent la flexibilité et la diversité, être libre de changer de route quand le travail accompli n'est plus épanouissant. Si on veut attirer mais surtout garder des jeunes talents, il faut absolument éviter un monde où l'employé qui atteint ses objectifs risque d'être un employé qui n'évolue plus.  

« Personnellement, j'ai conscience que c'est ma responsabilité de tout mettre en œuvre pour qu'un collaborateur reste chez EASI. Alors on a créé un environnement où les gens sont heureux, où ils peuvent se projeter dans le futur en connaissant leur plan d'évolution. Je pense que ça ne suffit pas d'être payé pour travailler. Il faut pouvoir récolter le fruit de ses efforts, c'est aussi une question d'orgueil », ajoute Salvatore Curaba. Il ne faut donc pas négliger les possibilités de réorientation, d'évolution, et offrir de nouvelles responsabilités à ses collaborateurs.