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  • « Djump ? Une expérience qui a beaucoup de valeur »

« Djump ? Une expérience qui a beaucoup de valeur »

  • S’il fait aujourd’hui partie de l’aventure Cowboy, Tanguy Goretti a aussi cofondé Djump. Une aventure qui a pris fin, mais qui reste riche en expériences.

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« Djump ? Une expérience qui a beaucoup de valeur »

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ven 04/01/2019 - 09:00

Trois entrepreneurs sont derrière Cowboy, la start-up qui révolutionne le vélo électrique. Adrien Roose, Karim Slaoui et Tanguy Goretti. Si les deux premiers ont lancé Take Eat Easy, Tanguy Goretti (29 ans) a cofondé Djump. Pour rappel, Djump, c’est une start-up qui proposait du co-voiturage collaboratif à Bruxelles mais surtout à Paris et à Lyon. Une aventure qui a pris fin suite à des arrêts préfectoraux. Un moment difficile pour son cofondateur mais qui l’a aidé à rebondir.

« On se pose beaucoup de questions »

« Quand on comprend que l’on va devoir arrêter l’activité, que les investisseurs vont sortir, qu’il n’y a plus de revenus… c’est super dur. On avait déjà fait beaucoup de sacrifices depuis quatre ans et demi. On avait un business qui tournait depuis un peu plus de deux ans mais on a mis beaucoup de temps pour y arriver. On s’est beaucoup cherché, on était jeune. On n’avait que 22 ans quand on a commencé. Le moment le plus dur, c’est quand on doit annoncer aux employés qu’il n’y a pas de solution, qu’on cherche un repreneur et que ça ne sert à rien de venir au boulot… On met beaucoup de temps à s’en remettre, on se pose beaucoup de questions. Pourquoi en est-on arrivé là ? Qu’aurait-on pu faire pour éviter cela ? Dans notre cas, il y a le mauvais timing et un manque de lucidité. Il manquait peut-être une stratégie de back-up, on a mis tous nos œufs dans le même panier. Malgré toutes nos erreurs, on a eu la chance de vivre cela. Même si elle ne s’est pas bien terminée, c’est une expérience qui a beaucoup de valeur. ».

« Si c’était à refaire… »

« Quand j’ai terminé Djump, je savais que j’allais relancer quelque chose. Il y a toujours la peur, la peur de se planter. C’est dur de vivre une faillite. On se retrouve à aller devant les tribunaux, à devoir se défendre, sans argent pour se payer de super avocats. Je me dis que j’ai eu beaucoup de chance de lancer ma boite à 22 ans, car j’ai énormément appris avec mes associés pendant cette aventure. A refaire, je le referais, peut-être pas exactement de la même manière mais je le referais à ce moment-là. Avec Cowboy, on applique au mieux les leçons du passé. Choisir ses investisseurs est important. Des investisseurs utiles à qui un rapport clair est envoyé chaque mois, sur les étapes et les challenges. Devoir gérer et communiquer avec des investisseurs, c’est quelque chose qu’on a appris sur le tas avec Djump. L’autre point, c’est le recrutement. On a mis beaucoup de temps avant de recruter quelqu’un, on a pris le temps qu’il faut pour définir nos besoins et engager la personne. Ca ne s’est plus fait par opportunité. Aujourd’hui, j’espère grandir avec Cowboy et je fais tout pour être au niveau où on doit être. Mais je ne l’ai encore jamais vécu. On verra comment cela se passe ».

 

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