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Travailleurs indépendants : fixer le bon tarif !

  • Pas trop élevés pour attirer des clients, pas trop bas non plus pour éviter de perdre sa crédibilité en bradant son savoir-faire… Pour un travailleur indépendant, la fixation du tarif des missions ne doit jamais relever du hasard. Mais de quelques règles bien précises que l’on vous détaille ici.

Travailleurs indépendants : fixer le bon tarif !

2 min. de lecture
mer 29/05/2019 - 10:49

Travailler plus pour gagner plus ? Pas sûr pour une majorité de travailleurs indépendants. Puisque, selon une récente recherche menée par le « SDI » (« Syndicat des Indépendants et des PME »), un indépendant preste 51 heures/semaine (pour 39 pour un employé), mais gagne parfois jusqu’à 20% de moins que ce dernier ! Des chiffres qui montrent l’importance de correctement fixer ses tarifs de prestations pour ne pas se retrouver esclave de soi-même…

Voici donc cinq pistes de réflexion, dont l’amplitude et la pertinence dépendent bien entendu de chaque secteur d’activité, de vos besoins et de votre ancienneté (ou pas) dans votre branche :

Comprendre son marché

Première chose : effectuez une recherche des prix pratiqués dans votre domaine d’expertise. En fonction de ces prix et de votre expérience professionnelle, vous obtiendrez une base pour définir vos tarifs. Pas question de pratiquer des prix trop planchers. Car, avec une tarification trop basse, vos clients pourraient penser que vous manquez d’expérience ou de références. Mais interdiction, aussi, de viser trop haut sous peine de ne jamais voir un premier client passer la porte !

Par contre, après avoir accumulé les expériences, il sera normal de fixer un tarif journalier, ou à la mission, plus élevé (mais jamais rédhibitoire bien entendu). Ce prix plus haut vous permettra en tout de faire valoir une valeur ajoutée supérieure à la moyenne.

Calculer ses dépenses

Il est également indispensable d’avoir une vue globale, la plus précise possible, sur l’ensemble de vos dépenses mensuelles. Pour cela, le plus simple reste de créer un tableau financier dans lequel vous indiquez vos dépenses récurrentes (loyer, impôts, internet et téléphone, assurances, épargne, loisirs…) et les frais directement liés à votre activité (achat de matériel informatique, logiciels, assurance responsabilité civile professionnelle, location d’un bureau, formations, création de votre identité visuelle…).

Grâce à cela, vous obtiendrez une meilleure visibilité de vos dépenses personnelles et professionnelles, afin de déterminer les rentrées d’argent nécessaires chaque mois, d’en déduire votre prix à l’heure… tout en regardant s’il correspond à une certaine logique dans votre marché.

Penser dans une logique long-terme

Si vous venez de quitter un job de salarié pour vous lancer en indépendant, il est nécessaire de définir le salaire minimum en-dessous duquel vous ne pouvez pas vivre correctement et payer vos factures. N’oubliez pas de tenir compte du fait que vous prendrez certainement des vacances pendant l’année. Et que, durant cette période, vous ne gagnerez pas d’argent. Il faut donc prévoir de facturer un peu plus pour disposer d’une avance de trésorerie.

Enfin, songez au « temps non facturable ». Celui-ci est généralement de trois natures :
Administratif : devis, factures, relances, comptabilité…
Prospection client : préparation des entretiens, propositions commerciales, envois de mails…
Gestion de votre communication : « networking », « personal branding » (entretien et mise à jour de votre profil en ligne ou de votre portfolio), création de contenus pour votre blog/site…

Oser dire « non »

Devez-vous accepter toutes les missions, à n’importe quel prix, en plus ? La réponse est non, clairement ! Rappelez-vous qu’être freelance, c’est aussi diriger une entreprise. Si vous souhaitez la pérenniser, vous avez tout intérêt à effectuer et préserver vos marges sur chacune de vos missions.

Défendre sa valeur

Si vous effectuez du travail de bonne qualité, aucune raison de vous sous-estimer. À vous d’être conscient de votre valeur si vous souhaitez vous vendre.
Enfin, avant d’annoncer un prix, préparez-vous à le défendre auprès de votre interlocuteur en listant les arguments à donner au cas où vous seriez trop cher. Et ce principalement autour de deux axes : expertise & savoir-faire (expériences similaires et parfaite connaissance du marché…), ainsi que disponibilité & adaptabilité.