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Un hackathon pour apprendre à innover comme une start-up

  • Pour croître, il faut innover et donc se montrer... agile. C’est pour y parvenir, ou au moins se familiariser à cet état d’esprit, que de plus en plus de grandes entreprises, et même de services publics, tentent l’expérience des hackathons.

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Un hackathon pour apprendre à innover comme une start-up

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mer 10/04/2019 - 08:00

Les start-up ne cessent de le prouver : aujourd’hui, pour innover et trouver son marché, il ne faut pas hésiter à tâtonner, tester son concept au plus vite, et au besoin... se réorienter. En un mot, faire preuve d’agilité. Plus facile à dire qu’à faire pour une grande structure.

Mais les choses bougent. Pour remédier à leur manque de flexibilité, certaines sociétés misent sur l’intrapreneuriat, en créant une ou des petite(s) entité(s) autonomes dans l’enceinte même de leurs murs. Elles expérimentent aussi, ou organisent même, des hackathons.

Un hackathon pour apprendre l’agilité

Lors d’un hackathon, un groupe de personnes d’horizons différents se rassemble pour trouver, en quelques jours, des solutions innovantes à des problèmes donnés. Des workshops, encadrés par des experts, peuvent aussi être organisés. C’est le cas à Hack Belgium par exemple, qui s’est tenu fin mars à Bruxelles.

L’occasion pour des grandes sociétés d’initier leurs salariés à la méthode start-up.
« L’innovation, c’est un mindset qu’il faut acquérir, c’est une expérience qu’il faut avoir, explique Jean-Marc Conrad, responsable Learning & Development chez Elia. À long terme, nous sommes persuadés que ça amène un vent de changement dans l’entreprise, une nouvelle manière de voir les choses. »

Un hackathon pour apprendre à innover comme une start-up

Des retombées directes et indirectes

Cette année, 15 employés d’Elia ont participé à Hack Belgium. C’est peu quand on sait que le gestionnaire de réseau compte aujourd’hui quelque 1.300 collaborateurs en Belgique. Mais l’expérience fait tache d’huile : « avant et après le hackathon, il y a un certain nombre d’actions dans l’entreprise. Le management est mis au courant et tous les projets sur lesquels ils ont travaillé pendant le hackathon sont représentés en interne et discutés. On demande aussi au management de laisser la possibilité de mettre en pratique ce qu’ils ont appris. »

Mais l’avantage pour Elia, comme pour tous les autres participants, est aussi commercial. Comme pour n’importe quel salon, participer à un hackathon c’est aussi être vu. L’expertise de la société est mise en avant et en ressort enrichie : « L’innovation ne se fait pas seul, insiste Jean-Marc Conrad. On a besoin de s’ouvrir. Pour les experts, venir à un hackathon, faire des workshops, permet d’avoir de nouvelles idées, de se tenir au courant des dernières technologies et de faire du networking. »

Même le public s'y met

Les services publics n’ont pas la réputation de suivre la tendance. Pourtant, là aussi, la formule du hackathon commence à faire mouche. Eva Burm, Innovation Manager au SPF Intérieur, est venue à Hack Belgium avec une question à résoudre : quelle alternative proposer pour réduire la part des appels non-urgents au 112 ?

« Le fait de prendre le temps de travailler trois jours sur un problème avec une équipe diverse, même dans le privé, ce n’est pas courant. Or, c’est plus efficace que de travailler sur ce même problème deux heures par semaine. Ça évite de passer deux ans sur quelque chose dont personne n’a besoin au final. »

La formule séduit tellement que le SPF prévoit même d’organiser son propre hackathon, rassemblant des acteurs du privé, du public et des universités. « Aujourd’hui, on vit dans un monde où les problèmes sont de plus en plus complexes. On ne sait plus les résoudre par nous-mêmes, il faut réunir des profils différents pour y parvenir », conclut Eva Burm.

 

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