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Mettre la Belgique sur la carte mondiale des start-up

  • Startups.be et Scale-Ups.eu ont décidé de s’unir pour parler d’une seule voix. Analyse et interview avec Frederik Tibau, directeur des relations internationales.

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Mettre la Belgique sur la carte mondiale des start-up

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mer 02/01/2019 - 10:00

On a parlé de fusion, de rapprochement, de collaboration entre Startups.be et Scale-Ups.eu, quel terme utilisez-vous ?

C’est une coopération. Nos deux organisations, tout comme ce que nous proposons, sont très complémentaires. Startups.be organisait déjà des missions économiques et c’est un aspect que Scale-Ups.eu voulait également développer, tout comme les études sur les écosystèmes des start- et scale-up ainsi qu’au niveau des événements tech. Nous avons donc décidé de travailler ensemble.

Et sur le plan légal ?

Les deux organisations seront intégrées mais les deux marques existeront toujours, distinctement. Startups.be est une marque très forte en Belgique tandis que Scale-Ups.eu est bien présent sur le marché européen en mettant en relation les scale-up les plus prometteuses d’Europe avec leur réseau mondial d’investisseurs.

Pourquoi avoir décidé de cette coopération entre les deux marques ?

L’écosystème des start- et des scale-up belge est trop morcelé et on veut changer cela. Il y a un écosystème par région (Flandre, Bruxelles, Wallonie) et elles sont toutes en concurrence en quelque sorte, ce qui est dommage. Il faut parler d’une seule voix et créer une marque sur le plan international si on veut mettre la Belgique sur la carte mondiale des start-up. Il faut savoir que la scène de la tech chez nous est très forte et très saine. Ce qu’il manque réellement, c’est du marketing. On ne boxe pas dans la même catégorie que certains autres pays à l’échelle mondiale.

Frederik Tibau, directeur des relations internationales
Frederik Tibau, directeur des relations internationales

Quel est le positionnement de cette nouvelle entité, le one-stop shop ?

Nous nous voyons comme le premier point de contact. Une sorte d’organisation comme La French Tech peut le faire en France. Tout le monde peut nous contacter, on examine les besoins des entreprises, on les aide pour trouver les subsides, on consulte les organismes régionaux, on organise des événements… On veut être une sorte de couche de base pour les start-up et scale-up en Belgique. Après ça, il y a des organisations plus sectorielles comme B-Hive pour le monde financier, The Faktory pour ce qui concerne l’IoT (Internet of Things) vers lesquelles on peut les aider à se diriger.

Qu’allez-vous proposer maintenant, que vous ne proposiez pas avant cette coopération ?

Nous aurons un nouvel événement de matchmaking entre entreprises et start-up : the Big Score. L’objectif est d’inviter les 50 plus grandes entreprises corporate en Belgique qui feront un pitch. Un pitch inversé car ce sont ces grandes entreprises qui vont expliquer leurs besoins et ce sera au tour des start-up de conclure des deals avec elle. Un tout nouvel event donc, qui rassemblera également 300 start-up et scale-up dynamiques. Il y aura toujours la grande conférence Supernova, qui sera organisée tous les deux ans. Nous avons besoin de ce type d’événements. Nos missions économiques seront également plus fréquentes, plus importantes. Sans oublier le Tech Startup Day, rebaptisé The Big Squeeze. Toujours dans le but de mettre la Belgique en avant.

 

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