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  • Jean-Vianney Philippe broadkat

« Devenir un leader d’opinion est essentiel pour aider le business development »

  • Fournir des services de qualité ne suffit pas à faire grandir sa startup. D’après Jean-Vianney Philippe, cofondateur de broadkat, il faut aussi devenir une référence, un expert reconnu dans son domaine. 

« Devenir un leader d’opinion est essentiel pour aider le business development »

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2 min. de lecture
mar 26/11/2019 - 10:37
Jean-Vianney Philippe - Cofondateur et Managing Director de broadkat

Je n’étais pas prédestiné à l’entrepreneuriat. Après 6 ans dans de grosses structures, j’ai lancé ma startup en mai 2016 avec mon ami et partner Anthony Henrotte. Nous en avons fait une agence créative digitale spécialisée dans le vidéo marketing et l’optimisation de contenu créatif automatisée (DCO). Nos clients vont de Pizza Hut à Brussels Airlines, en passant par Samsonite... Aujourd'hui, broadkat fait partie du groupe Virtuology qui accompagne les startups spécialisées dans le digital. Tout récemment, nous venons d’ouvrir notre bureau parisien, tout en mettant en place un studio de production à Madagascar.  

Comment je suis devenu un leader d’opinion 

Je voudrais partager ici un élément qui est essentiel pour aider le business development. A savoir, l'importance de se positionner en tant que KPI (Key Person of Influence)1. C’est crucial pour une boite dans le service b2b comme broadkat. A quoi cela sert-il ? Devenir un KPI ou un leader d’opinion dans son secteur permet d’inverser le cycle de vente : vous n’allez plus chercher le client mais il vient à vous car vous êtes considéré comme la référence, ce qui peut faciliter les efforts de prospections. Comment devenir leader d’opinion ? Voici quelques actions que j’ai mises en place pour y arriver :  

  • Maîtriser son elevator pitch: il doit être précis et facile à comprendre pour son  audience. 
  • Développer des partenariats forts : 
    • avec les leaders de marché – dans mon cas, Google et Facebook, afin de profiter de l’association à ces grandes marques pour crédibiliser notre startup peu connue à l’époque. L'idéal est alors de partager des KPIs en commun sur certains clients, mais aussi de profiter de moments de visibilité comme orateur à des Google talks. Cela a comme conséquence directe d’être référencé comme expert en digital auprès de clients potentiels.  
    • avec un média de votre secteur – j’ai lancé une série de capsules vidéos ou j’interviewe des leaders d’opinion de mon secteur en partenariat avec Digimedia.be. Les capsules sont diffusées via leur newsletter (reach de 25K) et sont présentes sous forme d’article sur leur site. La marque broadkat et mon nom sont associés au projet. 
  • Ecrire des articles sur son secteur d’activité – je diffuse ces articles via les canaux de prédilection. Le but est de produire un nombre d’articles important durant une année pour en faire un livre. Un livre est une étape importante pour se positionner en leader d’opinion. Pensez à quelqu’un qui cherche votre nom sur Google et tombe sur votre livre… cela vous positionne, même si la personne ne va pas nécessairement l’acheter ou le lire.  
  • Diffuser son expertise – via des universités en particulier. J’ai ainsi accepté un certain nombre de guest lectures à la Vlerick, l’IHECS. J’étais aussi en charge d’un cours de content marketing (24h de cours annuels) dans un master à Solvay. Cela prend certes beaucoup de temps, mais cela a permis de crédibiliser mon discours grâce à mes références académiques acquises. En même temps, je peux aussi me livrer aux remarques enrichissantes des élèves qui sont souvent beaucoup plus directs que des clients d'entreprise.   
  • Accepter des rôles plus visibles – j’ai également accepté d’accompagner comme conseiller l’ancien Premier ministre belge Charles Michel durant les dernières élections. Ceci s’est écarté de mes tâches habituelles, mais m’a permis de gagner davantage d’autorité dans ma responsabilité de leader d’opinion.  

Toujours des progrès à faire 

J’ai deux éléments sur lesquels je dois faire de gros efforts : 

  • Utiliser la force des réseaux sociaux. J’avais essayé au début de mon aventure entrepreneuriale mais je n’ai pas été régulier dans l’utilisation de ceux-ci.  
  • Faire grandir ma présence dans les médias traditionnels via des relations publiques. 

Les efforts pour devenir un KPI n’ont pas toujours de retours immédiats et demandent de s’inscrire dans le long terme. C’est également un gros travail sur soi-même. On dit qu’il faut 3 ans pour créer une marque et la crédibiliser. Il en faut certainement bien plus pour devenir un leader d’opinion. Cependant, tout ce travail, mené en partenariat, a déjà eu des résultats plus qu’encourageants sur le business development de broadkat.  

 

1Key Person of Influence, Daniel Priestley